23/05/2016

Ultra Draille 2016 on a remis ça

Ultra Draille Roc Blanc km70

En 2013 je m’étais pourtant dit plus jamais je ne fais cette course, trop dure, trop de cailloux, trop de pluie, trop de fatigue, trop de souffrance (voir le récit de 2013 http://www.runmygeek.com/2013/05/ultra-draille-le-recit.html).

Et puis fin 2015 avec Stéph on commence à en reparler, on en a fait des courses ensemble mais celle ci avait un parfum spécial, c’est chez nous, un ultra qui fait le tour de la maison c’est pas si courant que cela.

La course se rapproche et on commence à parler de faire cela en moins de 20h soit 5h30 de moins que la dernière fois, au début c’était une blague puis c’est devenu un objectif un peu fou.

La prépa s’est déroulée un peu comme en 2013 pour moi, même courses (sangliers, sauta roc, trail aux étoiles, trail de pignan et trail de Lodèves), même distance (650km/25000D+ depuis le début de l’année). Pour Stéph c’était nettement mieux qu’en 2013, bien plus de kilomètre, le tout de manière très régulière.

Donc les voyants étaient au vert jusqu’à ce que Steph soit durement secoué par la vie une semaine avant le départ, d’autres aurait flanché face à ce coup de la vie, mais pas mon Stéphane, il a sut en tirer une force à peine humaine qui m’a vraiment impressionné pendant cette course …

Profil de l'ultra draille

 

Départ 5h30

Après une nuit anecdotique pour moi, je n’ai pas réussi à dormir, je n’ai pas du passer les 3h de sommeil, trop de stresse, trop de pression certainement.

Fatigué avant même de partir

Nous partons après un rapide déjeuner vers Causse de La Selle lieu de départ de la course, pratique c’est à moins de 20 min de la maison.

Nous sommes prêt, l’émotion est forte, Stéph me sert fort la main avant le départ, c’est déjà une petite victoire d’être la ensemble. On est super content, le temps est magnifique, ça nous change de 2013 où l’on partait sous une forte pluie.

C’est parti, ça part vite, trop vite pour nous, on calme le jeu d’entrée, on sait ce qui nous attends. On a pas fait 1km que Steph retire sa veste, il fait déjà bien chaud et le soleil n’est pas encore levé. Premier échec de la journée pour moi, je débranche la poche à eau de Steph en rangeant sa veste dans son sac, il se retrouve le cul trempé Smile

Le parcours est un peu modifié par rapport à 2013, on a le droit à une petite bosse en plus pour aller vers le mont haut, sympa comme choix, c’est mieux que la petite route que l’on devait emprunter avant.

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6h20 le soleil commence à pointer le bout de son nez, ses rayons commencent déjà à nous chauffer. On sait déjà qu’il va falloir faire très attention à la chaleur, je repense à mon Hérault trail de 2014 raté à cause de la chaleur, je ne referais pas les mêmes erreurs (Voir mes 10 conseils pour rater un ultra)

Je ne suis pas au mieux à ce moment, j’ai mal au ventre et je suis très fatigué par ma nuit, après 1h30 de course j’ai des pensées négatives. Dans la forêt de Saint-Guilhem-le-désert je fais un arrêt technique (comprendre je chie dans les bois) et je laisse Stéphane filer en lui disant que je le rattraperai plus tard. Cette pause de 5 bonnes minutes me libère du ventre et je me reconcentre pour rattraper Stéphane, je l’ai laisser partir avec un coureur bien motivé à bonne allure, je dois donc mettre le turbo mais pas trop pour les rattraper. Il me faudra 20 bonnes minutes pour les revoir, ça m’a paru une éternité.

Nous attaquons la dernière descente vers Saint-Guilhem, on se fait doubler par une dizaine de coureur, la descente n’est pas technique, on préfère ne pas suivre car on est qu’au début de course.

Nous pointons en 87ème position au 23ème kilomètre après 3h05 de course.

Les filles et Arthur mon fils nous attendent sur ce premier ravitaillement, quel bonheur de les voir. Nous refaisons le plein d’eau, quelques tucs et on repart. Arthur (2 ans et demi) veut courir avec moi, je l’emmène sur 100m puis lui explique qu’on se retrouve au prochain ravitot et la c’est le drame, gros pleurs, le petit bonhomme pensait qu’il allait faire la course avec nous.

Direction Saint Baudille

J’ai sorti les bâtons pour attaque l’ascension, on monte à bonne allure et on commence à doubler, je commence à aller mieux, la fatigue s’estompe et je commence à pouvoir prendre des relais devant  Stéph. On croise Dédou (un coureur Saint-Martinois) qui est cette année bénévole sur le festa. Après la chévrerie c’est la deuxième partie de la montée avec une succession de S sur un single caillouteux. On commence à voir les premières défaillances chez certains coureurs.

Steph accuse un petit coup de moux en haut de Saint-Baudille mais nos supportrices sont la avec le hurlement typique au loin qui nous redonne du courage.

On a gagné 11 plus sur cette portion de 11km que l’on boucle en 1h47.

Je remplie ma 3ème gourde sur cette portion, il commence à faire très chaud et partir avec 1.5L est vraiment le minimum pour rejoindre Pégairolles. Je mange pas mal également : camembert, tuc , banane.

Montagnes russes jusqu’à Pégairolles-de-Buèges

On repart assez frais, la piste est roulante et on a une bonne allure. Je profite enfin du paysage, quelle est belle notre région. Le pic saint loup est en vu, tout au fond la bas à plus de 80km.

Le pic saint loup est encore à 80 km

Je ne pense plus à la distance qui me sépare de l’arrivée car cela entraine trop de pensées négatives, je change de stratégie et ne pense à chaque fois qu’au prochain ravito et au plaisir que cela me procure de retrouver ma famille, cela va s’avérer payant.

On enchaine donc les petites montées et les descentes sur la Séranne, on alterne entre piste et single track dans les bartas. On double, on double, on double, le choix de partir doucement était judicieux, la chaleur fait ses premières victimes.

On se met d’accord avec Stéph pour gérer Peyre Martine et roc blanc à très faible allure car ça sera au pire moment de la journée niveau chaleur et il ne faut surtout pas aller jusqu’à la surchauffe.

On attaque la descente vers Pégairolles, j’ai de nouveau un coup de moins bien et le ventre refait des siennes mais impossible de faire un arrêt technique dans la caillasse. Alors je descends comme je peux, Stéph avance bien lui.

Je m’accroche toujours un mon objectif, retrouver Virginie, Arthur et Anne, on prend vraiment chaud sur la fin de la descente, mes gourdes sont presque vides et il est temps d’arriver.

Une dernière montée et nous sommes au ravitaillement, les filles m’annoncent qu’il y a une douche, ce genre de détail qui vous regonfle le moral, je retire mon tee shirt et je m’asperge avec le tuyau pour refaire de suite descendre la température. Une membre du TTT vient discuter avec nous, elle est ici pour encourager Carole Adam qui n’est pas très loin derrière nous.

Mon Arthur me fait un gros câlin, ça me rebooste grave. On ne traine pas trop et on repart pour la première vrai difficulté de la journée.

Pégairolles

A Peyre Martine ne fait pas chauffer la turbine

On repart donc en courant vers Peyre Martine, c’est moi qui donne le train, lent mais régulier ce qui nous permet de remonter plusieurs concurrents à la peine. Je surveille mon cardio pour ne pas forcer. Un coureur m’interpelle,

  • “vous remettez ça ?”
  • je lui dis “oui pourquoi ?”
  • “j’ai lu votre récit d’il y a 3 ans”

ça me fait plaisir, c’est vrai que je ne blogue plus mais le blogue lui est toujours lu.

L’ami de ce coureur ne semble pas au mieux, ça sent le coup de chaud pour lui.

On continue la montée, j’en perds mes lunettes dans les buissons …

Arrivés en haut Steph a besoin d’une pause, on s’assied le temps de récupérer un peu, je continue de me mouiller la nuque et je bois abondamment tout en faisant attention de garder suffisamment d’eau jusqu’au prochain ravitot (1.5L quand il fait plus de 27°C c’est peu)

Je prends quand même le temps de faire une petite vidéo pour tenir au courant la famille et les amis.

#ultradraille

Une vidéo publiée par david verrière (@runmygeek) le

On avale le reste de la montée jusqu’à basculer sur Saint-Jean-De-Buèges. La descente que j’apprécie tant d’habitude m’est beaucoup moins sympathique, j’ai un peu de mal à trouver des appuis qui ne me font pas souffrir du coup la descente n’est pas très rapide.

Saint-Jean c’est la base de vie, dans ma tête ça veut dire pâtes, fontaine source de la Buèges, Virginie et Arthur, je m’interdis de penser à Roc blanc, on verra quand on y sera.

On arrive donc sur Saint-Jean, mon petit Arthur est toujours pleins de sourires et super content de retrouver son papa, ma chérie gère tout :

  • elle m’apporte une assiette de pâte
  • rempli mes gourdes

On prend le temps de se poser un peu :

renversant

Nous sommes maintenant en 56ème position après 9h21 de course. Mon voisin Olivier est venu me voir sur ce ravitaillement ça m’a fait super plaisir.

Roc Blanc c’est ma crainte de la journée, j’avais abandonné sur l’Hérault trail en 2014 suite à un coup de chaud sur cette montagne, hors de question que le même scénario se répète.

Avant de partir, passage au toilette (je pisse rouge/orange/marron, c’est pas bon signe mais je me dis que c’est la boisson isotonique qui donne cette couleur), on passe ensuite à la fontaine, je mouille mes manchons de compression et ma casquette.

On repart à l’assault du Roc, on est à mis course.

Roc blanc faut y aller doucement

Même stratégie que pour Peyre Martine, on ne force pas, on se concentre sur la montée et la encore on double tout en allant doucement mais régulièrement. On ne pettera pas notre record d’ascension ce jour mais c’est c’est pas l’objectif. Coup de chance par rapport à 2014 il y a un peu de vent, ce qui fait baisser un peu la température.

J’ai mal à un rein, tant pis pour la réserve d’eau, vu la gueule de ma pisse tout à l’heure ça commence à craindre, alors je bois, je bois. Au bout d’une heure la douleur est partie. Entre temps à la fin de la première grosse montée on se pose en mode micro sieste avec Stéphane à coté d’une bénévole.

10 minute de pause, Carole du TTT nous redouble, on repart peu après. Cette portion n’est pas très agréable, il s’agit de grandes dalles parsemées de crevasses, il faut faire très attention. On restera un moment derrière Carole avant de la redoubler, Stéph me dit qu’elle a fait un 24h il y a moins d’un mois, une vraie machine.

Le pic saint loup se rapproche, encore 50km

 

Sur la dernière crête qui mène à roc blanc on était Anne hurler, que c’est bon, on arrive ici sans casse et sans coup de chaud, ça commence à sentir bon. Je sais que le plus dur est passé pour moi et que l’arrivée est enfin envisageable même si il reste 50km.

On fait le plein d'encouragement et d'eau

Ici encore on ne lésine pas sur le ravitaillement, je suis à sec, ma chérie encore une fois me refait le plein, mon Arthur fidèle au poste est toujours prêt pour courir avec nous avec paraine et marain Smile

On est 51ème après 12h de course, on continue de remonter dans notre classement.

Brissac Tout Schuss

On accélère pour descendre sur Brissac, c’est dur mais on s’accroche tous les deux, on redépasse pour la dernière fois Carole qui nous avait repris au ravitaillement. La descente est parfois très technique et on reste bien vigilent malgré la fatigue.

Il n’y a que 7km jusqu’à Brissac avec uniquement de la descente, c’est un peu le repos pour nous.

On arrive donc à Brissac en 48ème position en 13h46 de course. J’ai quand même besoin de me poser un peu, je retire les cailloux de mes chaussures, Arthur m’imite ça me fait bien rigoler. On ne s’attarde pas trop, je pense au prochain objectif Saint-Etienne-d’Issensac à environ 9km, il n’y a pas de ravitaillement la bas, juste un point de contrôle et surtout notre équipe de soutient.

Issensac et Notre Dame du Suc

On avale relativement bien la montée de Notre Dame du Suc et on redescend ensuite vers Issensac. Les pleines d’herbe nous font du bien, on peut dérouler et avancer à bonne allure, les 9km passent vite pour nous.

Sur le pont j’ai besoin de me poser par terre 5 min, les bénévoles s’inquiètes mais je les rassures, en repartant Stéphane bave devant le sandwich au jambon d’un monsieur, il partagera avec nous, 1000 fois merci à lui.

Issensac et le pouvoir du sandwich au jambon

 

Vers Saint-Martin-De-Londres en passant par la guichette

A partir du pont jusqu’à l’arrivée on est vraiment chez moi, c’est ici que je fais 90% de mes entrainements. Je n’arrive pas pour autant à courir dans la combe pluvieuse, la pente n’est pas très forte mais il reste encore 30km alors il faut garder un peu de réserve. On reprend encore quelques concurrents jusqu’à la Guichette.

Ce ravitaillement est atypique, en plein forêt on se retrouve avec des guirlandes, des bénévoles gentils comme tout, une fantastique soupe miso et de la tarte aux abricots. De quoi nous regonfler pour atteindre Saint Martin.

Nous sommes maintenant 41 ème après 15h30 de course, ça semble compliqué pour faire moins de 20h il reste quand même 30km par contre 21h c’est jouable on repart donc.

Au niveau de la traversée du Lamalou il est temps de mettre les frontales (il y a 3 ans nous les avions mises à Issensac).

Steph me dit que les filles nous attendent peut être à la route du Frouzet, ça m’aide à garder le rythme, une bonne bosse puis de la piste nous attendent. On enchaine tout ça sans trop de difficultés même si ça me parait bien plus dure que lors de mes entrainements.

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Les filles sont la ainsi qu’Olivier qui nous apprend que le parcours a été modifié jusqu’à Saint-Martin, il y a une bosse en plus, je connais cette montée j’espère juste que le parcours n’a pas été plus rallongé que cela.

Nous arrivons à Saint-Martin après 17h38 en 38ème position, nous sommes en bien meilleur état qu’en 2013.

En meilleur état même si ça ne se voit pas

Dédou est encore la, il m’amène un matelas pour me poser, j’y mange pâtes et soupe.

On approche les 30 minutes de pause il est temps de repartir (1h30 de pause en 2013 ici) mais au moment de resserer mes bâtons une forte envie de vomir me prend au ventre. Je file au toilette et ressors tout ce que je viens de manger … pas cool.

Bon je remange 2 tucs et Anne me donne un cookie pour repartir.

Direction Cazevieille

Il nous reste 17km, jusqu’à la montée vers Cazevieille c’est très roulant, on avance donc à très bonne allure comme poussé par je ne sais quoi.

On continue donc de doubler des coureurs mal en point, nous étions dans leur cas il y a 3 ans.

Puis on attaque la montée, Stéphane me dépose littéralement, je n’arrive pas à suivre il est vraiment en mode machine, remplie d’une certaine euphorie comme si les 110 kilomètres parcourus n’étaient pas la.

Je sers les dents et pense à une promesse que j’ai faite, je ne lâche rien, pas question de laisser tomber mon pote.

On arrive sur Cazevieille avec 30 d’avance sur l’horaire prévu, on a vraiment survolé cette portion, Anne dort dans le berlingot, Virginie nous a entendu au ravitot, on ne traine pas, un coca, un bisous et on repart.

Saint-Mathieu-de-tréviers c’est l’arrivée

C’est la dernière montée et la dernière descente, la montée se passe bien, je connais le moindre de ses cailloux. Par contre pour la descente, j’ai beau également la connaître, mes pieds sont en compotes je n’arrive pas à avoir de bons appuis donc je subis. De plus le brouillard s’est levé et avec les frontales on ne voit pas grand chose.

Mais peu importe, on va boucler pour la seconde fois cet ultra et on commence à avoir le cœur léger.

Arrivé sur le bitume de Saint Mathieu, Stéphane me sert fort la main, ça veut tout dire, pas besoin de mots, on a encore vécu une sacré aventure tous les deux, tous les quatre, tous les cinq; tous les six.

Il ne nous reste qu’1km à parcourir, on regarde le chrono, si on se bouge les fesses on peut faire moins de 21h. Alors une dernière fois on accélère.

Dans le bourg, les filles sont la fidèles au poste, elles ont du mal à nous suivre, elles auront le droit de faire un bon sprint elles aussi.

20h59 de course ça y est c’est finit on l’a fait, 32ème place on en demandait pas tant.

Que c’est bon.

Une super arrivée

Mille merci à notre équipe :

  • Anne la chérie de Stéphane
  • Virginie ma femme
  • Arthur mon fils

A tous ceux qui m’ont envoyés des messages de soutient en direct ou via les filles.

A Olivier et Dédou

A tous les bénévoles avec une mention spéciale pour ceux de mon village à la guichette et à Saint Martin

29/11/2015

Objectif un ultra pour 2016

Mais t'étais où pendant 1 an


Voila plus d'un an que je n'ai pas posé mon clavier ici, ça passe vite. J'ai tout un tas de bonne raisons mais la principale c'est que je n'ai pas tant couru que ça en 2015, le marathon de l'Hortus avec une honorable 33ème place et c'est tout, pas d'autre dossards, pas d'ultra.

Enfin c'est pas tout à fait vrai, j'ai actuellement deux ultras d'un autre genre, le travail qui me prend mine de rien pas mal de ressources, et mon  petit Arthur qui est un vrai challenge d'endurance, on alterne entre des phases de sommeil régulières et des nuits chaotiques bref ça n'a pas été facile.
A coté de ça j'avoue que je préfère largement participer à des activités avec mon fils : bébé nageurs, draisienne en garrigue, trottinettes que d'aller courir seul pendant des heures loin de ma famille.

Mais, il y a un mais ma première activité chronophage : le travail est quelque peu prenante intellectuellement et assez stressante, avant j'arrivais à gérer cela correctement avec ma soupape trail, mais en 2015, sans grand espace pour souffler ça a été tout de suite plus difficile.

Le renouveau :

Objectif un ultra pour 2016

J'ai trouvé une bonne motivation pour 2016, mon acolyte Stéphane se lance dans une aventure de malade : http://www.transpyrenea.fr/
Juste deux chiffres : 895km 55000 D+
Il va donc avoir besoin de manger un à plusieurs ultras en 2016 et m'a demandé de l'accompagner sur un ultra qui sera surement l'ultra draille 120km 6000D+. Nous avions déjà bouclé cette course en 2013.
L'objectif pour moi est de la boucler dans de bonnes conditions mentale comme physique.

Je vais rester dans une préparation classique à base de course intermédiaire :

  • trail des sangliers
  • sauta roc
  • trail aux étoiles (ou le plus grand)
  • des offs avec Stéph


J'ai commencé à recourir un peu plus sérieusement depuis 3 semaines, avec 4 sortis cette semaine je reprends tous les bénéfices de la course à pied.


Un corps sain pour avoir un esprit sain

Mon autre grande motivation est de retrouver des sensations d'après séance, les petites douleurs musculaires qui permettent de retrouver un équilibre avec les prises de tête du boulot, histoire que le corps dise à la tête : hey tu sais que tu n'es pas toute seule, moi aussi j'existe.
J'ai donc repris les séances de course à pied le midi 2 fois par semaines. J'abandonne donc restaurant et hamburger pour des popottes et des séances rapides le long du lez. Je stresse quand même un peu de me blesser car la route ça ne me réussi jamais vraiment.
Je ressens déjà les bénéfices après ces quelques séances, moins de stresse, un sentiment de satisfaction, tout ce que je recherche dans ces séances.

J'espère que je vais arriver à trouver une organisation pour ne pas pénaliser ma famille, car ça c'est hors de question, je vais donc jouer de la frontale je pense. Mais la course à pied est vraiment un exutoire, certains fuments
, d'autres vont en boite de nuit, moi je cours pour arriver à gérer le reste de ma vie.

Et le blog

Je ne sais pas encore si je vais trouver le temps/la motivation/l'inspiration pour bloguer, j'avais l'impression d'avoir le tour du sujet, les articles se répétaient, les tests aussi, bref à voir si je trouve un axe intéressant.







19/10/2014

100 miles sud de France : 100km

100 miles sud de France

Voici le récit de mon dernier ultra de l’année, il ne s’est pas passé comme je l’espérais, je ne regrette pas grand chose sur ma gestion de course, je regrette juste que les organisateurs est fait passer cet ultra pour une promenade de santé alors que c’est la course la plus dure et technique que j’ai pu faire, et oui l’ultra draille à coté c’est Oui Oui au pays de bisounours.

Avant course

Jeudi direction Argeles avec Stéphane, on a pris deux jours de congés pour la course histoire d’être au mieux. En arrivant près d’Argeles on mesure le chemin que l’on va avoir à parcourir pour cet ultra, je commence à bien avoir les chocottes. Nous avons rendez vous à 14h pour prendre le bus qui nous emmènera à Font Romeu, on se dépêche de manger pour ne pas rater le bus, ce qui nous vaudra de laisser les desserts et pour Steph la spécialité du restaurant la Dorade Royale pas cuite. On arrive pile à l’heure et l’orga nous indique que le bus ne sera la qu’à 15h, on en profite pour se reposer sur la pelouse, il fait bien chaud.

Le bus arrive et nous emmène sur Font Romeu,  je dors pendant une très grande partie du trajet. Sur place nous procédons au contrôle des sacs, ça ne rigole, tout est vérifié.

Nous filons ensuite à notre hôtel, Steph nous a trouvé un super truc à deux pas du départ. On commence à préparer nos sacs pour le lendemain, il faut vraiment bien réfléchir, on se prend la tête pour remplir les 3 sacs de base de vie avec des questions du type “où est ce que je mets ma paire de chaussure de rechange, au 90ème ou au 130 .”. Une fois les sacs préparés on file au briefing de course, la c’est la déconvenue, le directeur de course n’est pas la et le briefing se résume à “Vous avez des questions ?”  On savez qu’on allait essuyer les plâtres vu qu’il s’agissait de la première édition mais on commence à avoir peur pour la course car ça commence à sentir l’amateurisme, j’ai en souvenir les récits des amis sur l’échappée belle et j’ai pas envie de vivre ça.

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Après ce briefing inutile (désolé pour les gars qui ont fait la présentation, vous ferez mieux l’an prochain), on part manger, on nous a parlé de menu spécial coureur à base de pâte, mais nous ce qui nous fait envie c’est un plat de montagne. On s’enfile donc une grosse assiette de charcuterie et une tartiflette ainsi qu’une bonne bouteille de vin, le départ est à 15h le lendemain on ne le portera plus sur le bide. Des gens nous demandent quand même si on court le lendemain, ils n’en reviennent pas que l’on mange ça.

100 miles sud de France

Une bonne nuit, pas de soucis pour dormir, je file acheter une 3ème flasque de 500mL pour remplacer la poche à eau qui ne me plaisait pas dans le sac.

100 miles sud de France

La matinée et l’attente jusqu’au départ semble interminable.

Départ jusqu’à la nuit

100 miles sud de France

15h c’est le grand départ, on est un peu moins de 400 à s’élancer sur les sentiers de Font Romeu puis du Pyrénées 2000. ça fait deux semaines que je n’ai pas couru, la raison est que je me suis blessé, une bonne tendinite à la cheville gauche, par sécurité je cours avec une chevillière Zamst qui compense mon déséquilibre, je dois aller avoir l’osthéo pour corriger cela.

Bref je surveille la cheville pendant ces premiers kilomètres, la douleur s’estompe avec la chaleur me voila rassuré. L’ambiance est bonne et le sentier est agréable, ça part vite tout de même pour un ultra, on est à 10km/h et assez loin de la tête, dans les 150 premiers.

On passe Bolquère puis on arrive au fort de Mont Louis, truc super cool on passe dans le fort, c’est du Vauban et les dimensions sont très impressionnantes. Les militaires nous encouragent, tout va bien pour le moment.

Steph commence à préparer ses bâtons mais il y a un hic, l’un de ses bâtons refuse de se bloquer, je regarde, impossible de le bloquer. Je le désosse, je vois qu’il y a une vis et que le système est bloqué, avec un tournevis ça devrait repartir. On cherche donc un tournevis tout en courant, c’est au prochain ravitot que Steph en dégotera un auprès d’un militaire. On arrive à réparer le bâton, ça tombe bien car la vrai grîmpette commence. Je ne sortirai mes bâtons que quelques kilomètre plus loin.

On commence à bien rentrer dans la montagne et le paysage est très beau, c’est ultra sauvage avec zéro constructions humaine à perte de vue. Steph pour le moment a du mal à profiter, je ne m’en fait pas pour lui, il va encore me faire le coup du diesel. Moi ça roule pour moi, je suis très content de mon nouveau sac Salomon Hydro 12L, c’est la première fois que je cours avec, j’aurai bien aimé le tester avant mais ma blessure en a décidé autrement.

100 miles sud de France

Je commence à attendre le prochain ravitôt en eau, mes flasques commencent à bien se vider, encore une déconvenue le militaire n’a déjà presque plus d’eau pourtant il y a encore 200 personnes au moins derrière nous….

Une femme à coté de nous ne semble pas au mieux, Steph lui demande si ça va mais elle répond avec un regard dédaigneux “j’ai l’air de bien aller ?”, on lui dit que ça va passer que sur l’ultra y a des hauts et des bas, elle nous dit qu’elle vient de Belledonne, je pouffe de rire, apparemment c’était sensé nous faire quelque chose. Bref la demoiselle n’a pas l’air de se prendre pour de la merde, on la laisse à son sort et on accélère, il parait que c’était une des favorites sur le course. C’est la première fois que je croise ce genre de personne en ultra …

100 miles sud de France

La montée est longue mais on avance correctement, la pente est de plus en plus raide et l’on voit au loin les nuages se rapprocher, on va avoir le droit à la pluie. C’est à 100m du sommet que nous devons sortir les vestes de pluie. On passe le col et c’est partie pour une grosse descente.

Début de la galère

La pluie s’intensifie, il faut que l’on sorte les frontales, j’ai mis mon sac sous ma veste et je dois donc l’enlever ce qui me vaudra d’être bien mouillé. On envoie pas trop mal dans la descente mais je commence à ne plus rien voir avec mes lunettes et la buée. On ne fait que doubler dans la descente, Steph a l’air d’aller de mieux en mieux. Je fais très attention, avec mes lunettes je ne vois plus rien, du coup elles sont au bout de mon nez, le halo de ma frontale avec la pluie est très désagréable.

On voit et on sent un feu au loin, ça sent le ravitôt ! Des militaires nous attendent dans une petite cabane, il pleut toujours à torrent, on rentre à l’intérieur avec Stéph pour faire le plein d’eau. Je range mes lunettes dans mon sac qui ne me servent plus à rien avec cette pluie. Il fait froid maintenant, je remet une couche, la veste waa ultra est vraiment bien pour le coup, très fine, près du corps mais chaude.

On repart, je prends une pomme dans ma poche après avoir englouti, banane, jambon et tuc. Cette pomme jouera un grand rôle plus tard.

On traverse un torrent, puis un deuxième, impossible de courir ça glisse trop. Il faut alors monter vers le col de Pal, la pluie cesse enfin, le ciel se dégage et on devine ce qui nous attend, ça va sacrément piquer. C’est de la mono trace impossible de doubler, je prends une lampée d’eau, elle est glacée, instantanément je choppe une crampe au ventre.

Oh la la, ça ne passe pas, je garde le rythme dans la montée mais j’ai du mal. J’essaie de comprendre ce qui m’arrive, la douleur passe un peu je retente de prendre de l’eau et la douleur est encore plus grande. Je me dis que ça va être compliqué si je ne peux rien manger ni rien boire. La base de vie de Pi se trouve 12km après le col, il va falloir tenir jusque la, je sais qu’un bouillon chaud règlera le problème.

On arrive en haut du col, je dessers ma ceinture et laisse Steph partir, j’envoie un texto à ma chérie pour la rassurer, c’est la première fois que l’on a du réseau depuis de nombreuses heures. Je clopine ensuite pour rejoindre Steph, j’ai du mal à me détendre le ventre me tire beaucoup.

A un moment on voit des coureurs revenir de la gauche en contre bas, ils ont du se perdre. Steph envoie du lourd dans la descente, je ne peux pas suivre, j’ai trop mal au ventre. Je me cale derrière une coureuse en hocka, elle n’arrête pas de glisser et de tomber. Elle me dit quelque chose, on s’est croisé sur Steevenson. La descente est loin d’être évidente, impossible de courir, on essaie juste de ne pas tomber en s’accrochant à ce que l’on peut. J’ai toujours mal au ventre mais je me concentre, j’ai pas le droit à l’erreur sinon c’est game over la. On double un coureur à terre, on s’arrête on lui demande si ça va, il nous dit qu’il est sonné par une chute mais que ça va aller. Ca fait 20 bonnes minutes que je n’ai pas vu Steph.

La pomme d’eden ou pas

Je sens la pomme dans ma poche et je me souviens avoir entendu que les pommes pouvaient calmer les douleurs au ventre. J’entends crier au loin mon prénom, c’est Steph. Ouf il est la, j’avais peur qu’il pense que je sois devant. Je lui parle de mon mal de bide et de ma pomme, il me dit de la manger, dans ces cas la j’écoute toujours Steph, y a pas à dire faire une course à deux ça a du bon. J’appréhende la première bouchée, mais ça passe, pas de crampe au ventre. J’engloutie la pomme tout en courant. Je peux boire un peu à nouveau, je réchauffe l’eau dans ma bouche avant qu’elle ne passe dans l’œsophage.

Enfin c’est la renaissance, ça fait plus de deux heures que j’avais mal au ventre et la solution était dans ma poche. On arrive à un petit ravitot avant de remonter un petit col et après c’est Pi. On ne traine pas sur ce ravito bien que je me sois posé 2 minutes.

Je me sens revigoré, le mal de ventre n’est presque plus et j’envoie dans la montée, j’attends même Steph sur un des lacets. Arrivé en haut nous accrochons un groupe, un trailer plus agé que nous est au commande et grâce à lui ça envoie dans la descente, on s’accroche et au final ces 8km passent vraiment tout seul.

On arrive à notre première délivrance la base de vie de Pi. Les coureurs sont démontés, je n’ai jamais vu ça et pourtant on en est qu’au quart de la course, on se dit de suite qu’il y a un problème.

100 miles sud de France

Il y a déjà quelques kilomètres au compteur en plus que ce qui est annoncé par l’organisation. On se change, je remets du sec en haut. On file ensuite se ravitailler, je prendrai 2 bouillons de pâtes et une assiette de pâte.  Plus des fruits, du coca, de l’eau, bref je fais le plein.

On ne traine pas plus que ça, la motivation est encore la.

10 km de montée à non 16 en fait

Direction le refuge de Marialles, l’organisateur nous dit qu’on a fait une des parties les plus dur et que la ça devrait aller maintenant, je lui en veux pour ça car on attaque en fait la pire partie du parcours. On quitte PI par une petite route, ça roule pendant un kilomètre puis ça grimpe, on croise un coureur qui s’est blessé au genoux et qui repars en sens inverse, ça annonce la couleur …

Steph est au taquet et on monte à bon rythme, on fera un top 10 sur Strava sur cette portion, on reprend beaucoup de coureur, ça monte fort, 800m d’avalé. Mais au bout de 10km on se dit qu’on arrive presque au refuge mais en regardant le relief on est loin d’être arrivé.

Ces kilomètres supplémentaires ça commence à nous souler, mais on continue, on a pas le choix. Cette longue piste n’en finit pas, on garde notre rythme infernal. Et enfin au bout de 16km on aperçoit des gendarmes puis le refuge.

ça sent le feu de bois, il y a pas mal de cadavre de trailer et de bouteille dans le refuge, au moins il fait chaud. Je me change moi aussi en cadavre en allant me caler sous l’escalier. Je ferme les yeux 5 minutes, mais je me réveille à cause du froid de l’humidité de ma veste. Je prends un bouillon histoire de me réchauffer et je me colle à la cheminée. On repars, cette fois vers la galère …

image

On ne joue plus

Au début le sentier est praticable, la montée passe bien même si je lutte contre le sommeil. Je suis déjà heureux que mes maux de ventre aient totalement disparus. Arrivé en haut on aperçoit le Canigou qui scellera notre sort. Le chemin est de moins en moins agréable, on ne peut plus du tout courir, il faut sauter de pierre en pierre.

On passe de pierrier en pierrier, on traverse un torrent, je me dis que ça ne va pas durer, on est habitué à avoir ce genre de passage. La fatigue me gagne et on profite d’un pin pour se poser sur un doux lit d’épine chaud. Je mange une grosse barre au chocolat noisette. On repart pour ne pas avoir froid. Les pierriers continuent de s'enchainer, je manque plusieurs fois la chute dans le ravin, les pierres sont très instables, heureusement elles sont sèches. Ça ne m’amuse plus du tout, je pense à mon petit bonhomme et à ma femme qui m'a fait promettre de revenir entier, je commence à avoir peur. Faire de l'ultra OK mais se mettre en danger hors de question, on prend notre temps, la progression est très lente et je maudis le Canigou, ça doit être très beau de jour mais la c'est complètement inutile.

Après avoir descendu un énième pierrier on se pose à nouveau, on a déjà fait 16km depuis le précédent ravito, normalement c'était 12 km, merci les orga d'avoir menti sur les distances qui sont pourtant clairement indiquée sur les panneaux des sentiers, la prochaine fois je vérifie en plus du dénivelé la distance annoncée histoire de ne pas avoir le moral plombée pendant la course.

J'en veux vraiment aux organisateur sur le moment, car la course était annoncée comme roulante, sans grande difficulté technique, c’est pour ça qu’on l’avait choisie,  c'est tout le contraire. On fait de la rando depuis des erreurs ça devient plus qu’ennuyeux.

Un coureur s’arrête à notre niveau, il nous dit qu’il y a un petit ravitot plus loin, on repart donc. Arrivé au ravitaillement on est accueilli une fois de plus par les militaires, il ne nous reste qu’une bonne grosse montée pour aller jusqu’au Cortalets, le jour va se lever dans pas longtemps ça nous remonte le moral.

La montée passe bien, on est pressé d’arriver au refuge. Le soleil se lève enfin :

100 miles sud de france Cortalets en vu

Aux Cortalets on est accueilli chaleureusement par les bénévoles, je n’ai qu’une envie c’est de me poser dans un lit. C’est ce que je vais faire, 45min de sieste salvatrice. Stéphane me raconte un truc hallucinant pendant ma sieste, un coureur qui était au plus mal a reçu une perfusion, on lui a donc retiré son dossard mais ce coureur a fait tout un cirque pour repartir … Les abandons sont nombreux sur ce refuge, nous on souhaite retrouver nos chéries, il faut donc faire 30km pour les retrouvées à Arles sur Tech. Pour la suite dans ma tête c’est presque déjà plié, tout dépend de comment va se passer cette descente. On repart, les coureurs autour de nous sont déprimés, ça n’aide pas …

Descente vers la délivrance

Le début de la descente nous permet de courir, Steph connait cette partie, on va passer sur des balcons où normalement ça sera un peu roulant. Je vais mieux mais la nuit a sérieusement entamé mon moral, je veux être avec mon fils et ma femme point barre.

100 miles sud de France

On profite enfin des décors, mais la descente est longue très longue, on avance pas. Stéph semble être au même point que moi et râle beaucoup. Sur un point d’eau on discute avec un bénévole, il est d’accord avec nous le descriptif de la course était très loin de la réalité, on est loin de Heidi dans les champs. On repart et on attaque une nouvelle montée, les montée ça passe toujours tout seul et dans ces cas la on est bien.

Puis on attaque la dernière descente, il ne fait pas chaud en haut, et des vagues de brouillards nous empêchent de trainer. On prévient les filles que l’on devrait être la dans 2h mais on en sait trop rien. On arrive pas à courir, pourtant c’est courable sur cette partie, je pense que le problème est plus mental que physique.

Au ravitaillement suivant, je retrouve des coureurs de Saint Martin De Londres, ils essaient de me motiver à terminer avec eux, mais 80km à notre allure ça veut dire encore plus de 24h de course ce qui veut dire qu’on va terminer hors délais, je ne vois pas l’intérêt de continuer à subir le calvaire si c’est pour ne pas finir. Je décline donc la proposition et les encourages, mentalement et physiquement ils ont l’air bien.

On repart, c’est interminable, on se force à courir le plus possible mais je pense que l’on peut se faire doubler par des tortues. Je pousse Steph pour qu’on termine le plus vite possible, j’en ai marre.

On discute, même analyse tous les deux, l’an prochain ça sera des courses qui durent max une journée car c’est dur d’imposer ça à la famille, je pense déjà au Templiers.

On traverse des sentiers parcourus par de gros cables, il s’agit de câbles de téléphériques qui devaient servir à transporter du minerai.

On aperçoit enfin Arles sur Tech, ça fait plus de 6 heures qu’on a quitté les Cortalets, dans ma tête c’est définitivement plié. On prévient les filles, dans 10 minutes on est la.

On arrive à la base de vie, main dans la main avec nos chéries, j’annonce au bénévole que je veux arrêter la, il me dit d’attendre, il a l’air un peu déçu. Je peux comprendre sa déception, on est nombreux à avoir stoppé ici, c’est de l’investissement pour eux également alors voir autant de coureur ne pas aller au bout c’est triste.

Moi je suis bien dans mes baskets je sais que c’est la bonne décision, je ne veux pas me dégouter de l’ultra.

On termine le week end en famille avec un bon bain dans la méditerranée le lendemain comme prévu initialement.

Merci à nos chérie d’être venu nous récupérer et de nous avoir soutenu, désolé de ne pas avoir terminé mais c’était trop dur pour nous.

Désolé c’est un peu le récit de ouin ouin fait de l’ultra mais c’est ce qui ressort de cette course

Chose à améliorer sur cet ultra

En premier point la communication : ne pas dire que c’est roulant alors que le parcours est très technique, la CCC c’est roulant pas ça.

Faire partir les coureurs à 9h du matin et augmenter la barrière horaire, faire finir la moitié des arrivants en bus c’est pas top. (1/4 des partants)

Si les ravitaillements en eau ne sont pas capables de fournir de l’eau à tous les coureurs ( j’étais dans les 150 premiers et il n’y avait plus d’eau), ne pas les marquer comme ravitaillement mais juste indiquer poste de secours.

Ne pas faire un briefing la veille si vous n’êtes pas capable de fournir des informations de course au coureur, car donner une seule information pendant le briefing puis faire un jeu de question réponse c’est pas un briefing

Annoncer un kilométrage fiable aux coureurs, le dénivelé était bon mais pas les kilomètres, 4 à 5km d’écart sur 12km c’est pas possible, surtout quand les panneaux sur les sentiers annoncent clairement les distances.

03/09/2014

Trail de cami del vidourle

Trail de cami del vidourle

Le 24 aout j’ai participé à ce trail que je ne connaissais pas. A 30 min de chez moi après Ganges, je ne pouvais pas rater ça. Au programme 31 km et 2100D+ annoncés, mais en voyant la topo je table plus sur 1500D+, j’ai toujours du mal à comprendre pourquoi les organisateurs gonflent les dénivelés, la montre me donnera raison.

J’ai rendez vous avec Stéphane et Anne qui participent également, on est tous les trois sur le 31 et contrairement à nos courses précédentes cette fois c’est chacun pour sois histoire de se rentrer un peu dedans. Vu la distance, je ne compte pas gérer du tout.

Le trail est inscrit au chalenge gardois il y a donc de nombreuses têtes d’affiche de la région avec un certain Christophe Malardé (je vous laisse chercher ses références sur les trails les plus connus).

Top départ

Saint Roman de Codière

Je me place loin de la ligne de départ pour rester avec mes amis, et une fois la ligne franchie je remonte gentiment la file de coureur jusqu’à me retrouver dans les 40 premiers. ça part assez vite, je m’accroche dans les première descentes.

On attaque alors la première grosse bosse, les jambes sont la, j’avais commencé à marcher mais un coureur me double en courant, je l’accroche, après tout je suis la pour me rentrer dans, je jette un oeil derrière pour voir si Steph me suit mais je ne le vois pas. Mon lièvre et moi doublons pendant toute la montée jusqu’à nous retrouver que tout les deux.

Mon lièvre

La descente arrive, c’est bien technique et j’ai énormément de mal à rester au contact, y a pas à dire je suis nul de chez nul en descente et c’est vraiment un point que je dois travailler si un jour je veux progresser sur trail court.

Nous arrivons sur une piste, à un moment j’entends crier derrière nous, je m’arrête et me retourne, un coureur me fait signe que nous nous sommes trompés de chemin, j’appelle mon lièvre lui fait signe de revenir mais il décide de continuer tout droit. Tant pis pour lui, je repars dans une descente très très technique, je rigole sur la rubalise royal canin.

runmygeek

Avant le premier ravito je m’accroche à monsieur d’un certain âge, bon ok un vieux mais il avance le bougre, en trail l’âge est souvent un avantage. Au ravito ce monsieur est encouragé par ses petits enfants avec des “Allez Papy!!!” ça a du lui faire un effet dopant je ne l’ai jamais revu de la course.

La descente en groupe

Après une courte montée ça repart pour un interminable descente, heureusement je suis avec un groupe et j’évite donc de m’endormir. ça lache au fur à mesure, les organismes commencent à flancher. Le miens par contre tiens étonnamment bien, je commence enfin à avoir de nouveau de la caisse, heureusement à 40 jours d’un 100 miles le contraire serait inquiétant.

Je pense à mon petit Arthur qui commence à courir à font la caisse derrière son trotteur tout en rigolant, et à ma chérie qui me soutiens sur ma préparation 100 miles, j’ai de la chance.

Dernier coup de cul

Enfin le coup du cul doit faire dans les 700D+ pour 7km. Je monte à mon rythme en essayant de courir encore un maximum, je sors un babybel histoire de rebooster la machine. La montée passe très bien, j’ai encore doublé deux coureurs pas très bien en point. Je suis seul maintenant je n’ai aucune idée de mon classement. Je donne tout dans la dernière descente qui n’est pas des plus agréable, c’est encore très très technique. Mais la vue est superbe, le balisage laisse à désirer et plusieurs fois je m’arrête pour retrouver mon chemin.

Je termine la course en 3h32, 24 ème place et 10ème sénior, content de moi que ce soit sur la gestion de course ou bien l’alimentation. Bref des points de confiance de gagnés mais le travail pour préparer le 100 miles est loin d’être finit.

 

Au final malgré le balisage léger, j’ai bien aimé ce trail, merci aux bénévoles et aux organisateurs, à l’année prochaine j’espère.

Une vidéo réalisée par 3ème oeil qui couvrait les 2 courses

Ah si, c’est assez rare pour être signalé mais la dotation coureur m’a beaucoup plu :

trail de cami del vidourle

06/07/2014

La bretagne ça vous gagne

point de la trinité

Je reviens de Bretagne où j’ai passé de chouettes vacances en famille et où j’ai pu courir 4 jours de suite, ce qui ne m’était pas arrivé depuis plus d’un an.

Les sentiers bretons sont bien différents de ma caillasse du sud. Et j’ai pris mon pied à arpenter le littoral sur le GR34 entre Paimpol et Longuivy. Bien que relativement plat j’ai réussi quand même à avoir 400D+ pour 20km ce qui est mieux que rien. J’ai vraiment apprécié le fait de courir sur du sentier non technique, c’est sympa de se laisser aller parfois sans avoir à réfléchir à chaque pose de pied.

Bref changer d’air ça à du bon.

Pointe de la trinité

Ah, au fait, dimanche prochain je participe au Grand Trail Stevenson avec Steph sur le GTS 70, on verra bien ce que ça donnera, mais je suis bien décidé à la boucler quelque soit le temps d’arrivée.

L'arcouest

17/06/2014

Quelques nouveautés bio à emmener en ultra

Vu que j’ai pas mal péché sur l’alimentation ces derniers temps : “comprendre je ne me suis pas assez alimenté en ultra ce qui fait qu’au bout de plusieurs heures c’est l’arrêt au stand garanti”, j’ai repris un peu les choses en main et j’en ai profité pour tester quelques nouveautés.

Que du bio pour ce coup la.

Punch Power biocake

biocake punch power

Je connaissais déjà ce gâteau au chocolat mais une nouvelle recette est sortie, la différence il n’y a plus de gluten. Bon je ne suis pas intolérant donc je ne vois pas la différence mais la recette est toujours aussi bonne. C’est très pratique les matins de courses avec un café quand on ne peut pas se faire un gros petit déjeuner. Pas de soucis de digestion, c’est facile à manger et facile à avaler bref du sur.

 

Les informations commerciales :

Punch Power propose 3 nouvelles saveurs de Biocake sans gluten : chocolat, coco chocal et noisettes.

Sans glutten et donc particulièrement digest, ce gâteau énergétique peut être consommé en guise de petit-déjeuner jusqu’à 1 heure avant l’effort.

Le Biocake possède les caractéristiques suivantes :

  • sans matière grasse ajoutée
  • faible teneur en acides gras saturés
  • apporte une énergie hyperglucidique
  • réduit en lipides et en fibres
  • existe aussi au parfum amande

Vous n’êtes pas obligé de faire un gateau rond classique mais vous pouvez faire des muffins comme ma femme, bien plus pratique à emmener :

image

Tiboom

Wakaboom

Sous ce nom rigolo, se cache une barre ronde, j’ai pu tester deux parfums : wakaboom et force verte. L’emballage est très loin d’être facile à ouvrir en course. La barre se rapproche beaucoup des barres maisons et ça m’a rappelé les barres gourmies mais pas le gout malheureusement.

Niveau gout j’ai bien aimé mais sans plus, c’est pas ce genre de parfum qui me réveillera en course ni qui me remontera le moral.

Beet it sport

Et on termine par une barre très surprenante : Beet it, une barre à la betterave. Même si elles est sucrée je dois dire que j’ai beaucoup aimée, la texture en bouche est surprenante bien loin de tout ce que j’ai pu gouter jusqu’ici. La barre n’est pas encore disponible en France je crois mais il me semble qu’Okidosport va la commercialiser. ça fait du bien d’avoir de nouveau parfum.

beet it sport : barre béterave

 

beet it

 

Okidosport

Tous produits se retrouvent chez l’ami Jérémy Okidosport :

okidosport

28/05/2014

10 conseils pour rater un utra

Le 17 mai j’ai pris le départ de l’Hérault trail et ça ne s’est pas passé comme je le souhaitais, voici 10 conseils à ne pas suivre lorsque vous partez sur un ultra. On a beau le savoir, mais on le fait quand même et on plante bien sa course. Cette course m’a permis de vraiment faire le point sur la où j’en suis en ultra, si je veux boucler le 100 miles sud de France en octobre il faut que je mette les bouchées double. Cet échec est donc très positif pour moi et a gonflé mon mental pour améliorer mes entrainements.

1 - Ne pas suffisamment s’entrainer

C’est tout bête mais pour faire de l’ultra il faut un minimum de kilométrage, enfin surtout des sorties très longues que ce soit en rando ou en courant le but est de préparer son mental. Donc si depuis 1 an on a pas dépassé les 2h15 d’effort, partir sur plus de 10h de course ça devient compliqué au niveau mental.

2 – Avoir un entrainement inadapté

Courir vite pendant ses entrainements c’est rigolo, sentir le vent en dévalent les monotraces à fond la caisse c’est grisant, mais sur un ultra il faut ménager sa monture et donc s’y préparer.

3 – Ne pas s’entrainer à manger

J’étais tout content de dire à ma femme que je faisais mes sortis de 2h15 sans avoir faim et donc sans manger, sauf que sur un ultra au bout de 3h de course, si on a rien mangé et qu’on commence à avoir faim c’est trop tard, impossible d’avaler quoique ce soit. Je reprends donc l’entrainement en me forçant à manger quelque chose toutes les heures, faim ou pas faim.

4 – Partir trop vite

Je suis parti beaucoup trop vite sur cette course, avec des moments à 14 voir 15km/h, Virginie a eu peur quand elle m’a vu dans le top 10 à Pégairolles de Buèges et elle avait raison. Ceci est une conséquence de mon entrainement inadapté, j’allais vite mais pour moi ça n’était pas le cas j’étais plus que bien niveau cardio et souffle.

Hérault Trail

5 – Ne pas être à sa place

Quand j’ai vu que la première féminine me rattrapait dans la descente de Saint Jean de Buèges, je l’ai accroché, je trouvais qu’elle descendait sacrément bien. J’ai regardé le palmarès après la course : 3ème à la CCC, 2ème à l’Eco trail, bon on ne jouait pas dans la même court.

6 – Manquer de muscle

En descente j’ai clairement senti que niveau abdo ça n’était pas ça et du coup j’ai forcé sur ma ceinture abdominale.

7 – Se choper une insolation

Bon la pour le coup, je ne vois pas trop ce que j’aurai pu faire j’ai bu relativement correctement, 4L en 5h30, il faisait 28°C à l’ombre. Je pense que mon surrégime à provoqué cela, du coup j’ai eu le droit à des vomissements et du chaud froid ce qui m’a poussé à arrêter, je n’ai pas voulu prendre de risque.

8 – Ne pas se visualiser entrain de passer la ligne d’arrivée

Je me vois entrain de passer la ligne à chaque avant course et pendant la course mais pas la. Du coup le mental n’ayant pas cette image a beaucoup de mal à savoir pourquoi il court.

9 – C’est pas parque tu as déjà couru plus que tu peux courir moins

L’an dernier j’avais bouclé l’ultra draille, du coup mentalement tu te dis que 73km c’est une petite course et paff tu te la prends dans la gueule.

10 – C’est pas parce que c’est chez toi que c’est facile

La encore gros excès de confiance, le FestaTrail c’est chez moi, je connais le moindre cailloux ça ne retire pas les kilomètres à réaliser pour autant.

Hérault trail

Bref pour résumer, je suis parti beaucoup trop vite, TOP 10 au 7ème kilomètre. Dans la montée de Peyre Martine, j’ai senti que je n’avais pas les jambes, j’ai monté cette côte des dizaines de fois et la ça ne se passait pas comme d’habitude. J’ai commencé à me faire reprendre après la côte, dans la descente vers Saint Jean j’ai repris du poil de la bête en m’accrochant à la 1ère féminine. A Saint Jean j’ai refait le plein d’eau et mangé 3 cacahuètes.

Dans l’une de mes gourdes j’ai mis de l’eau pétillante et du coup au bout d’1 km et un long geyser continue j’avais presque perdu la moitié de ma gourde. La montée vers roc blanc a été terrible, personne n’avançait, la première féminine s’arrête devant moi sous l’un des rares coins d’ombre, j’aurai du faire de même car elle me double 1km plus loin alors que c’est moi qui suit arrêté à l’ombre.

Je commence à avoir des vertiges, j’essaie de manger mais ça ne passe pas du tout. Je vomis un peu plus loin, j’appelle Virginie pour lui dire que ça ne vas pas et que je pense arrêter à Brissac dans 12km. Je n’ai plus d’eau et Roc Blanc est encore à 30 min, je tiens jusque la. C’est pas la grosse forme mais le vent et le ravitaillement me permettent de repartir en courant jusqu’à Brissac avec des épisodes de marche. Je stoppe à Brissac, je ne me voyais pas encore dans au moins 5h de galère et être mal ensuite tout le week end voir finir chez les pompiers.

Merci aux organisateurs et bénévoles pour cet évènement hors normes, je reviens l’an prochain et je termine la course sur laquelle je serai engagée.

15/05/2014

Samedi c’est l’Hérault trail

Festatrail

Samedi je participerai à l’Hérault trail, une course de 73km pour 3500D+. Je connais bien le parcours car il emprunte le tracé de l’ultra draille que j’ai bouclé l’an dernier. C’est également une course à la maison, le parcours passe en effet dans mon village Saint Martin de Londres et emprunte une grosse partie de mes terrains de jeux. Je ne suis pas vraiment préparé pour cette course, je devais initialement faire le marathon de l’Hortus ave m a chérie mais à 8 mois post accouchement ça fait un peu tôt. Je me suis donc rabattu sur l’Hérault trail, une toute nouvelle course sur le festatrail.

J’aborde donc cette course en mode préparation du 100 miles sud de France que je ferais au mois d’octobre avec Stéph. Ma fidèle équipe de choc : Arthur et Virginie sera la pour m’encourager, un ultra en pensant à eux ça sera tout de suite plus facile.

La vidéo de nos supporters l’an dernier :

Je ne sais pas du tout combien de temps je vais mettre, je vais juste essayer de ne pas trop trainer car le lendemain y a bébé nageur à 9h15 donc si je veux dormir faut pas rester pour acheter du terrain.

Coté matos, je garde mon sac raidlight olmo ultra light, mes inov 8 xtalon 190, je vais donc partir léger la météo le permet, on annonce de la chaleur, ça me changera de l’an dernier où l’on avait de très grosses pluies. J’emmène quand même les bâtons car les deux côte Peyre martine et roc blanc piquent bien.

Le profil de la course :

image

 

Pour me suivre ça se passe ici :

http://www.endurancechrono.com/fr/Festa_Trail/Heraultrail

et sur la page facebook de ma femme Sourire

29/04/2014

5 dossards à gagner sur la course Eiffage viaduc de Millau

Course Eiffage du viaduc de Millau

Aujourd’hui je vous propose de gagner 5 dossards pour la course Eiffage viaduc de Millau.

La course a lieu le 18 mai 2014 à Millau, cette course n’a lieu que tous les deux ans et permet de traverser le fameux viaduc. La course se déroule sur route avec une distance de 23.7km pour 390 D+.

Beaucoup plus d’informations sur le site de la course :

http://www.course-eiffage-viaducdemillau.org/p/la-course.html

Comment qu’on gagne un dossard ?

1ère condition, liker la page facebook de TomTom qui me fournit les dossards, ça se passe ici :

https://www.facebook.com/FranceTomTom

2ème condition liker la page du blog

3ème condition le dossards vous est destiné, il ne sera pas possible de le céder, vous vous engagez donc à participer à la course.

4ème condition postez une photo de vous entrain d’imiter le viaduc de Millau sur la page facebook de https://www.facebook.com/pages/runmygeekcom à la suite du poste de cet article.

Les cinq photos qui auront le plus de like remporteront les dossards, en cas d’égalité le post de la photo la plus ancienne remporte le dossard.

Vous avez jusqu’à lundi 5 mai 7h du matin .

27/04/2014

Transéranne : 1er dossard de l’année

Transéranne

Voila plus d’un an avec le trail au étoiles que je n’avais pas fait de compétition en solo, après un ultra draille avec mon Steph, une course en relais sur le marathon de Montpellier, un hivernatrail en tant que lièvre et la naissance de mon fils il me tardait de refaire un trail tout seul comme un grand.

Je vois donc passer une news sur le site monwe.fr sur la Transéranne, je ne connaissais pas ce trail mais la distance 25km et le dénivelé 1000D+ sont piles dans mes cordes en ce moment, en plus c’est à 20 min de la maison, le rêve.

image

Je ne m’entraine plus vraiment depuis qu’Arthur est arrivé ,des sortis quand je peux le week end mais rien de plus.

Ma femme de choc me pousse à m’inscrire, ça sera mon trail d’anniversaire (j’ai 31 ans demain) et elle jouera la supportrice avec Arthur.

Objectif se rentrer dedans

ça peut paraitre bizarre mais j’avais vraiment envie de me rentrer dedans, pas comme sur un ultra où l’on va chercher des ressources au delà de ce que l’on pense possible. Non la je veux faire ma course sans gérer et tout donner. Faire moins de 2h30 me ferait plaisir, le terrain est très technique et emprunte quelques portion de l’ultra draille, je connais donc un peu. La Séranne ça reste l’un de mes terrains de jeux préférés.

Profil transéranne

Au vu du parcours je me dis que la course se joue jusqu’au point culminant et qu’après ça sera facile, ahahah je me trompe.

Avant le départ je retrouve Magali et son homme qui fait également la course.

Départ placé

15h30 top départ, étonnamment ça part moins vite que je le pensais et je me place donc pas trop loin de la tête de course, dans les 20 premiers à vu de nez. On est une petite centaine sur la course.

Le début de course se passe en légères côte où il est possible de courir sans soucis, jusqu’à la première bosse au kilomètre 3.5km on tourne autour de 13km/h de moyenne avec des pointes à 16km/h dans les descentes. Je suis super content d’être la, ça commence déjà être technique dans les descente, j’essaie de ne pas perdre trop de temps et je débranche le cerveau.J’arrive à tenir le rythme même si certains coureurs débranchent quand même bien mieux que moi. On m’annonce 13ème, je prends un peu peur, je me dis que j’ai du partir trop vite. Bon deux choix s’offre à moi, je lève un peu le pied ou je m’accroche. Je pense à mon fils qui va voir son papa pour la première fois en course et ma chérie. Je prends le choix numéro deux, j’ai envie de tout donner, on verra bien si ça passe.

La première bosse arrive, on peut enfin marcher un peu, mais pas le temps de trainer ni de regarder le paysage, on se tire tous la bourre. Arrivé en haut je double quelques coureurs qui m’avaient repris très légèrement dans la côte, ils courraient pas moi du coup j’en ai sous le pied pour bien relancer. On file vers Brissac toujours dans des descentes technique, je reconnais bien cette partie pour l’avoir empruntée l’an dernier beaucoup plus lentement sur l’Ultra Draille, on avait 80km dans les pates et pas 6km Sourire.

Un coup à la Ghislain Lambert

On arrive au ravito de Brissac, tous les coureurs sont partis léger sauf moi qui ai mon sac d’ultra avec mes bidons. Tout le monde s’arrête sauf moi qui file, j’en profite pour faire un coucou à Magali qui ne m’avait pas vu.

Transéranne en embuscade en bleu

Je repense à la scène de Ghislain Lambert où il ne s’arrête pas à l’hôtel pendant la course Bordeaux Paris lors de la pause officieuse qui lui permet de remporter la course.

Mon échappée sera de courte durée car je ne suis pas sur du chemin à prendre dans Brissac, ne voyant pas de rubalise ou marquage au sol je ralentis pour me faire confirmer le chemin par les habitués. J’ai quand même bien rigolé et je compte refaire la même aux prochains ravitos, j’ai largement de quoi tenir la course sur moi.

Transéranne

Grosse grimpette

Après Brissac ça ne rigole, on doit grimper vers Notre Dame du Suc puis continuer pour passer sur l’autre versant. La plus personne ne court, ça grimpe sec, et c’est les mains sur les cuisses que je fais l’ascension, je fais lâcher par un vétéran, un sénior me double également mais on lâche le reste du groupe.

Transéranne

Au passage de relais, je m’arrête quand même pour manger du raisin sec et un quartier d’orange. On repart, je m’accroche, j’imagine passer la ligne avec Arthur, ça me permet de pousser un peu.Transéranne : la vallée de la Buège

Grosse descente

En haut je sais qu’il va falloir tout donner, je prends quand même une photo et je m’engage dans la descente très technique, le moindre faux pas et c’est game over. Je prends mon temps donc et me fait doubler. Je sais qu’ensuite il y a une belle piste très roulante où je pourrai relancer. Je mange une figue histoire de ne pas faire d’hyppo.

Je donne vraiment tout et je reprends des coureurs sur la piste. ça remonte ensuite un petit je reviens sur un coureur que j’ai en ligne de mire depuis un moment et au 20ème kilomètre je double au ravitaillement, la je lache complètement les chevaux, il ne reste plus beaucoup jusqu’à l’arrivée avec presque que de la descente. Mais mon poursuivant est meilleur que moi en descente, il me reprend.

Un objectif en tête

Un dernier petit coup de cul et c’est la descente finale. Nous sommes trois, j’ai des crampes aux deux mollets dès que je relance, un des deux coureurs également. Mon objectif passer la ligne avec Arthur, je dois donc m’extirper du groupe pour avoir le temps d’attraper Arthur et passer la ligne avec lui sans me faire reprendre.

Je parle à me mollets en leur disant que c’est bientôt finit et qu’il va falloir être coopératifs. Je reçois un 5/5 de la part de mes mollets. Je lâche donc mes concurrents. Je pousse, je pousse, je vois ma femme et mon fils derrière les barrières, je me retourne, j’ai 15mètres d’avance, YEESSSS.

Passage de ligne magique

J’attrape Arthur et on passe la ligne ensemble, j’ai les larmes aux yeux. J’embrasse Virginie qui nous rejoint les yeux rougis également.

Runmygeek & son

Merci Magali pour la photo en famille :Trail en famille

Résultats de la transéranne

On m’annonce 16 au scratch en 2h27, je finis au final 13ème car il y avait des coureurs du relais devant moi et 4ème dans ma catégorie c’est inespéré.

Le premier : Raphaël Gérardin en 2h08

La première : François Chiron en 2h34

Sur le site de Ganges court : http://www.gangescourt.com/Pages/RESULTATS.aspx

Ma trace GPS : http://www.movescount.com/fr/moves/move30369002

L’articles et les photos de la Transéranne de Magali : http://magalipao-trail.over-blog.com/article-trail-de-la-transeranne-a-cazilhac-34-25km-1000m-123458420.html

Les photos de l’organisation : http://www.gangescourt.com/Pages/Transeranne.aspx

 
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