16/04/2014

Inov 8 xtalon 190 : légèreté et précision le test

Test Inov 8 xtalon 190

Voila maintenant 2 mois, 280km et 8000D+ que j’ai les inov 8 xtalon 190 aux pieds. Je dois dire que j’en suis très content.

Chaussures très légères et précises

Avec un poids de 190g en taille 42 on a ici un des modèles trail les plus léger du marché. Ce poids est un vrai atout pour moi, la chaussure se fait complètement oublier aux pieds et c’est un réel plaisir de débouler dans la caillasse avec. Le poids tout comme la finesse de la chaussure permettent vraiment de ne pas être gêné lors des poses de pieds. Avec un drop de 3mm et une épaisseur de semelle très fine on ressent vraiment bien le terrain et le retour de sensation est très bon. Attention pour les personnes étant habituées à des chaussures oversize on sent un peu les cailloux mais pas beaucoup plus que sur des Salomon Sense ou des asics fuji sensor.

J’ai vraiment pris de la confiance en descente avec ses chaussures, que soit la légèreté ou les crampons imposants, tout est rassurant dans cette chaussure.

image

J’ai pu passer quelques fois dans la boue et ça accroche très très bien.

Les chaussures sont confortables de mon point de vue, j’ai fait des sorties de 3h avec sans problème, je les emmènerai sans soucis en ultra.

Certains trouvent que la toe box (boite à orteille) de la chaussure n’est pas assez large, personnellement j’ai le pied très fin et je n’ai donc pas du tout de problème de place dedans.

La semelle reste suffisamment rigide sous la voute plantaire pour rattraper un placement raté sur une pierre saillante. Le pare pierre est très léger donc il faudra éviter de jouer au foot avec les cailloux.

Je reviens sur l’épaisseur de la semelle, c’est vraiment un vrai atout pour moi et je ne pourrai revenir sur des semelles beaucoup plus épaisses, c’est un point essentiel pour moi de bien ressentir le sol. ça évite grandement de se tordre les chevilles, moins on est haut moins on a de chance que le pied parte en sucette. Du coup quand je vois des équipementiers comme Altra partir vers de semelles de plus en plus épaisses je me dis que ça ne sera pas pour moi.

 

Finition et durée de vie perfectible

Je ne sais pas si je suis tombé sur un modèle mal assemblé mais une partie de la semelle s’est décollée au bout de 10km de caillasse, comme je n’avais pas envie de renvoyer la paire car je la trouvai très bien j’ai recollé la semelle avec du shoe goo et le problème a disparu.

Shoe goo réparation chaussure de trail

Je me suis souvenu que je réparai mes chaussures de skate avec quand j’étais lycéen.

Pour la durée de vie des chaussures je pense qu’elles seront au niveau de mes sense c’est à dire pas beaucoup plus de 500km, le terrain est vraiment un tueur de chaussure chez moi. Les crampons assez tendre ont bien diminués depuis l’achat des chaussures mais restent encore très efficaces.

 

Une bonne alternative aux salomon sense ultra

Je suis passé de la sense ultra à la xtalon 190 je peux donc les comparer, pour moi la inov 8 est meilleure sur de nombreux points :

  • poids 190g contre 210g
  • l’accroche
  • le drop 3mm contre 6mm
  • le prix 110€ contre 170€ (même si on peut trouver la inov 8 à 85€ et la sense autour de 120€)

La sense reste meilleurs mais c’est subjectif sur le look (je n’aime pas le orange fluo même si ça reste secondaire), sur le laçage et sur le confort.

Mon nouveau modèle de référence

Bref pour moi c’est la chaussure que je rachèterai quand cette paire sera morte, l’accroche le poids et le drop m’ont largement convaincu, j’aimais beaucoup la salomon sense ultra mais le prix est vraiment abusé 170€ pour faire 500km c’est trop pour moi. Je conseille donc ce modèle aux coureurs aimant partir léger pour qui la précision de pose de pied est importante.

13/04/2014

Un week end qui résume bien les entrainements du moment


Un petit résumé en image de mon week end coté entraînements, je tourne en ce moment à 2 séances par semaines. Peu de quantité , je mise donc sur la qualité en choisissant toujours si possible une séance rapide le samedi avec au moins 200d+, et une séance longue entre 2 et 3h le dimanche entre 500 et 1000d+. Ça me permet d'évacuer le stress de la semaine et de ne pas être trop à la ramasse physiquement.
le samedi c'est avec Mili, ici un tour du pic saint Loup, 9km, 500d+,1h08

L'Hortus restera toujours l'Hortus 
Saint Etienne d'Issensac

Un sacré crapeau

Mes copains Anne et Steph pour la sortie du jour 17km, 550d+

Annette surplombe la gorge du Lamalou
Je devrai bientôt expérimenter le citytrail d'en Montpellier le midi, j'en reparlerai plus tard.
Prochaine compétition et première de l'année le marathon de l'hortus.

19/03/2014

Safe sport ID : appelez au numéro pour que notre maitresse nous retrouve

safe sport ID bracelet d'identification

Ces dernières semaines j’ai eu l’occasion de tester le bracelet d’identification Safe Sport ID. Après avoir commandé le bracelet sur le site http://www.safesportid.com/fr/, j’ai reçu rapidement les bracelets ainsi que la plaque d’identification sur laquelle j’ai indiqué les informations suivantes :

  • Prénom Nom Année de naissance
  • Ville et pays
  • Prénom de ma femme et son téléphone
  • groupe sanguin
  • Le fait que je ne sois pas allergique
  • Le numéro de mes parents

On reçoit plusieurs bracelet et une seule plaque afin d’avoir un bracelet parfaitement adapté à la taille de son poignet. Cela fait maintenant plusieurs semaine que je porte le bracelet 24h/24 et je n’ai pas relevé de démangeaison ou d’allergie. Avant j’emmenais toujours une copie plastifiée de mon passeport, en pleine garrigue, je suis souvent à plus de 10km de la première route, alors si on me retrouve inconscient ou dans l’incapacité de parler après une chute on pourra au moins prévenir mes proches.

safe sport ID bracelet d'identification

ça n’est pas la sécurité absolu mais ça fait gagner du temps aux secours et ça rassure ma femme.

Bref pour 21€, c’est un faible investissement pour sa sécurité.

03/03/2014

Un voyage inattendu

Hier j’ai eu le droit à une sortie trail comme je les aime :

Ce dimanche je n’ai pas prévu de courir mais je prévois de faire une petite sortie VTT histoire de faire du D+ sans tirer sur le genoux qui m’a montré quelques signes de fatigues hier. En effet depuis que je me suis remis à courir plus “sérieusement”, je cours relativement vite, une allure bien plus proche de celle d’un marathon sur route autour de 14km/h que de celle d’un ultra (6km/h). Du coup les ligaments n’aiment pas trop cette montée de régime trop rapide. Alors la sagesse me dit de ménager ma monture et c’est ce que je compte faire en ce jour de repos.

C’est sans compter sur mon Steph qui m’envoie un petit message sur notre réseaux social préféré :

“Salut David, je pars pour Pégairolles si va te dit un long run cette aprèm?? J y serais vers 14h..”

Il est 12h30, le barbecue crépite, et l’entrecôte est prête à monter en température, je me dis que c’est pas mal comme apport énergétique pour une sortie longue. J’accepte donc de suite après avoir checké avec ma chérie que ça ne posait pas de soucis. Comme elle me dit : “ça serait mal venu de te reprocher quelque chose alors que je me suis fait un spa hier et un tour du Pic ce matin”. Yes, j’engloutie mon entrecôte, pas d’alcool car j’ai pas envie de trainer la caravane cet après midi et je file sur Pégairolles.

Le thermomètre indique 14°C, il fait super beau et 30 min plus tard on se retrouve au pied de Peyre Martine au Méjanel hameaux de Pégairolles de Buège. Et c’est parti, on ne se pas trop encore où, on pense faire une boucle jusqu’à Saint Jean, mais on la connait déjà bien, de nombreuse reconnaissances de l’Ultra Draille ont été faites dessus.

image

Bref on va la haut et on verra bien, la montée de 600D+ sur 3.5km se passe bien, il fait beau, le ciel est dégagé. On croise une sorte d’Anthon Kruprica qui descend en courant (comprendre un homme tors nu). ça nous fait sourire, impossible de lui donner un âge, 50, 60 ans seul lui le sait. Arrivé vers le sommet la température est redescendu et je repense à notre “américain” qui ne devait pas avoir trop chaud la haut. On regarde à gauche et on voit un chemin qui part vers Saint Baudille, à droite il y a celui qui part vers Saint Jean. Mais au milieu il y a également un GR et un PR.

Peyre Martine

C’est le moment où on peut faire la différence entre une sortie sympa et une sortie unique, celle où chaque pas nous emmène vers un endroit inconnu, un endroit à découvrir. C’est le genre de sortie qu’on adore tous les deux. Il n’en faut pas plus, on prend ce chemin du milieu, sans savoir si on pourra faire une boucle, sans savoir combien de kilomètre il y a derrière sans savoir combien de temps cela prendra. La est la magie, nous avons un seul vrai impératif : la nuit car nous n’avons pas de frontale.

Vers l'inconnu

Nous dévalons le single qui est un pure bonheur, la où nos parcours sont souvent très durs sous le pied ici c’est une sorte de moquette végétale sur amortisseur, on ne boude pas notre plaisir. La deuxième partie est plus technique, une sorte de torrent asséché avec de grosses pierres qui roulent, chaque pose de pied est murement réfléchie. Nous arrivons à une ferme dite “les Natges”, changement de décor, nous sommes dans une sorte de vallée avec des arbres (feuillus et résineux), bien loin du paysage de garrigue habituel. Ici pas de route mais une belle piste en terre, un peu mal menée par la pluie et un tracteur par endroits.

Les natges

Il est temps de tirer à droite si on veut repasser sur la crête, voir aller sur Saint Jean, ça grimpe sec. Au bout de quelques centaines de mètre notre 3 ème compère Corto le husky, part comme une balle, on ne fait pas trop attention car on a l’habitude qu’il nous enrhume dans les montées. Puis on entends un grand bruit, je n’arrive pas trop à savoir si c’est minéral, métallique ou animal. Pas très rassuré, on continue sur la piste qui monte en serpentant, la dernière fois que l’on a vu le chien c’était dans un virage plus loin dans la montée. Pas de Corto en vue, mais sur la gauche j’entends que ça bouge en contre bas dans les fourrés, et la on voit deux sangliers qui se font la malle. Merde le chien a du partir à la poursuite de leurs congénères. Steph continue de scruter le dévers tandis que je m’avance sur la piste, j’entends de nouveau des bruits et la devant moi à dix mètres un sanglier passe paisiblement, il s’arrête, me regarde puis repart comme si de rien n’était. Je me dis que celui la doit savoir que la chasse est fermée depuis mercredi dernier.

Roc du saut du loup

Toujours pas de Corto, ça craint, j’entends un aboiement bien grave, ça ne lui ressemble pas mais ça ne peut être que lui, il n’y a absolument rien autour de nous. Puis plus un bruit, nous l’appelons en gueulant de plus en plus fort. Le terrain n’aide pas, un fort écho part très loin dans la vallée, ça ne doit pas aider le chien à nous localiser. 45 minutes passent, nous faisons des allers retours sur la piste, on commence à craindre le pire, un mauvais coup de sanglier ou une chute dans les rochers.

Le saut du loup

Au moment où je rédige cet article je regarde la topo IGN et je m’aperçois que la où le husky nous a faussé compagnie s’appelle le Roc du Saut du Loup, amusant non ?

J’entends Steph m’appeler c’est bon il a le toutou, il a le droit à de gros câlins, il a du sang sur lui, après une bonne inspection ça n’est pas le sien. Le chien a l’air explosé il a du sacrément envoyer car d’habitude c’est nous qui somme cramé avant lui. On doit faire demi tour car on ne peut pas prendre le risque de se faire surprendre par la nuit.

Le retour se fera sans encombre et sans sanglier.

Le pic saint loup au fond

Une sortie comme je les aime, on a pas couru autant qu’on voulait mais un découvert encore un immense terrain de jeux avec de nombreuses possibilité : vers St Baudille, vers Roc Blanc avec possibilité de boucle avec des échappatoires.

A refaire …

Trace GPS : http://www.movescount.com/fr/moves/move26822597

16/02/2014

Le petit bidon pour courir qui s’emmène partout

Test du bidon simple hydratation

J’ai eu l’occasion de tester ce bidon astucieux grâce à Nicolas C. Il ne me quitte plus pour mes sorties de moins de 2H. J’étais un peu dubitatif au début mais à l’essaie il m’a beaucoup plu.

Principe

Le bidon simple hydratation a une forme pour le moins originale, certain diront qu’elle est phallique (ils auront raison ^^), pour le test je dirais qu’elle est pratique.

Pour plusieurs raisons, la première est que l’on peut glisser le bidon dans son short sans qu’il tombe.

Test du bidon simple hydratation

Sur ce point j’étais vraiment septique, en trail ça bouge quand même beaucoup et on très loin du ronron apaisant d’une course sur route. Mais le bidon ne bouge pas d’un pouce.

Avec les température actuelle l’avoir près du corps permet de ne pas avoir une eau glacée en bouche et ça évite d’avoir de vielles crampes d’estomac.

Autre raison la prise en main, je n’ai jamais fait tomber le bidon, ce qui m’arrivait assez souvent avec mes petits bidons de ceinture raidlight.

Test du bidon simple hydratation

Niveau contenance ça me suffit pour 2h en hiver par contre pour l’été dans le sud les 38cL seront réservés aux sorties d’1h.

Bilan

Pour les points négatifs, la fermeture est parfois un peu capricieuse et ça peut engendrer une fuite, il ne faut pas forcer en le vissant. Je l’ai prêté à mon ultra traileur préféré et lui n’a pas apprécié question d’anatomie je pense.

Pour les points positifs :

  • ne bouge pas
  • garde l’eau au chaud si on le porte prêt du corps
  • pratique à prendre en main
  • permet de courir sans ceinture

Le prix 14,99€ est raisonnable, le bidon se commande en ligne sur http://simplehydration.fr/

08/02/2014

Fin du congé paternité de trail

Et voila tout commence à rentrer dans l’ordre, Arthur fait ses nuits, je commence donc à pouvoir un peu plus envisager le trail et le blog. Avec ma chérie on commence à être bien organisé et il devient possible de se faire au moins 2 sorties de 15 à 20 km par semaine le week end. J’ai quand même couru depuis la naissance de notre loulou (5 mois déjà), l’hivernatrail avec Anne (34 km 1500D+)

Hivernatrail 2013

, quelques entrainements par ci par la :

image

Mais pas de quoi m’aligner sur un trail de manière détendu et encore moins sur un ultra.

La course de l’année

Et pour bien se motiver cette année, mon copain Steph avec qui j’avais fait l’ultra draille m’a motivé pour le 100 miles sud de France entre Font Romeu et Argeles, de quoi avoir peur et de quoi rêver. Je ne sais pas encore comme je vais préparer ça si ça sera sur des courses ou des off. En attendant ma prochaine course de sur c’est le marathon de l’Hortus avec ma chérie.

Nouvelles chaussures

Je viens de m’acheter une paire d’inov-8 xtalon 190 et j’en suis très content pour le moment, elles surpassent mes anciennes salomon sense ultra sur les points suivants :

  • poids 190g contre 210g
  • drop : 3 mm contre 6
  • prix : 120€ contre 170€ (je les ai eu à 85€ merci les soldes)
  • de meilleurs sensations
  • une meilleur accroche

inov 8 xtalon 190

Bref j’ai pris mon pieds ce matin sur le tour du pic saint loup (9.5km 500D+) en améliorant mon temps de 3min (1h06), du coup je pense essayer de le faire en moins d’1h en m’arrachant un peu, car la depuis le mois de mai je ne peux pas dire que je me sois entrainé.

Le blog va reprendre vie au fur et à mesure de mes entrainements et les tests devraient revenir également.

02/02/2014

Trail des Sangliers, Annette nous raconte

Je n’ai pas pu, envie, le courage de m’aligner sur ce trail cette année, c’est donc ma copine Annette qui raconte sa course :

trail des sangliers balaruc, 29 km, 6 janvier 2014

Départ du trail des sangliers

“Tu vas voir il est super dur”

C’est ce qu’un des organisateurs m’a dit, la veille de la course, au retrait du dossard qui m’a été gracieusement offert.

J’ai fait comme si je m’en fichais: de toutes façons, je suis une dilettante. C’est comme ça que m’avait qualifiée mon prof d’italien de 2nde - sa malédiction pèse sur moi depuis 25 ans.

C’est une manière de chasser le stress d’une pichenette. Et aussi, il faut bien l’admettre, une excuse pour ne pas -toujours- donner le meilleur de soi-même. Ou une explication un peu humoristique à sa propre médiocrité.

Bref, pour faire court: je suis une dilettante. Je cours pour mon propre plaisir, sans recherche de performance au sens technique.

Donc, son Tu vas voir, il est dur, je m’en suis un peu moquée.

Je me suis contentée de lire le profil de la course, retenant qu’en gros, j’allais en baver les 20 premiers kilomètres, et puis qu’ensuite, je n’avais qu’à penser à terminer et me laisser aller.

Bien mal m’en a pris

(enfin, je ne sais pas si cette expression colle très exactement à la situation, mais je l’aime beaucoup. donc: bien mal m’en a pris)

J’essayais de m’enfoncer dans le crâne qu’il allait falloir que je pense à manger toutes les 40 minutes, et boire tout le temps, que cette fois-ci je courrais seule et qu’il n’y aurait personne pour me dire quoi faire ni quand. Ouch, mon dilettantisme allait en prendre un coup.

Une météo parfaite le matin du départ. Mon chéri me dépose un peu avant le coup d’envoi: pas le temps de stresser (ni de s’échauffer soit dit en passant, ce qui certes atteste de mon dilettantisme mais, s’il faut être un peu sérieux, est préjudiciable), juste le temps d’observer un peu l’allure et le comportement de mes congénères co-coureurs, passer en revue le matos dernier-cri, les coordonnés fluo ou pas, trendy ou pas. Et de me jeter un shot de café sucré juste avant le coup de sifflet, une fantaisie me direz-vous.

Je ne sais plus si c’est un coup de sifflet qui retentit, ou une corne de brume (on est tout près du port de Sète, après tout, ça serait cohérent, on voit la mer, d’ailleurs, depuis le départ), je vois des fumigènes colorés, et, comme un seul homme, toute la cohorte qui se meut, dans la même direction.

Je pense à mon chéri rentré s’occuper des mômes. Je me dis que tout est dans l’ordre. Tout va bien. J’ai dépassé le point où je me demande ce que je fous là dès le début de la course.Ca viendra, mais plus tard. j’ai progressé. la gardiole

J’entre dans le dur sur-le-champ. Ca monte direct, progressivement d’abord, et puis un peu plus sec. Je connais bien le terrain, c’est à côté de chez moi, je viens courir souvent dans la Gardiole. Ce massif protégé s’étire entre Montpellier et Sète, parallèlement au littoral, comme un barrage contre la méditerranée. C’est une colline de garrigue caressée par un air chargé de mer, qui offre à ses découvreurs ses beautés au compte-goutte, au fil des saisons : fleurs, insectes, oiseaux, panoramas sur l’étang d’Ingril (Frontignan) et au-delà la mer, le Mont Saint Clair et Sète, l’étang de Thau et ses tables à huitres, le plateau d’Aumelas et ses éoliennes superbes, jusqu’au pic Saint Loup et Montpellier, et encore Palavas, au-delà la Grande Motte et plus loin encore.. La gardiole, c’est un peu le belvédère littoral de l’Hérault.

Et donc on monte, sur la piste d’abord, dont on dit qu’elle est “roulante”, mais dès qu’on en a un peu dans les pattes on se rend vite à l’évidence qu’ici, même les pistes sont difficiles. Les cailloux affleurent, faisant de ces passages plus faciles des tapis à bosses, contondantes, menaçantes.

Les 20 premiers kilomètres sont une succession de montées plutôt raides (de ces “murs” à 45 degrés qui font du trail une discipline de l’humitlité, où même les plus vigoureux se retrouvent devant la nécessité de devoir marcher, ahhhhhh marcher !) , de montées plutôt raides, donc, et de descentes plutôt raides aussi, des raidillons escarpés où la roche se révèle en plaques et en fragments qui glissent et roulent (on se demande comment), sous le pied du coureur exalté. Monter, s’extasier de la vue, à perte, à 360 degrés, descendre, dans les passages des sangliers, dans les chênes kermesse griffus qui bordent la trace.

Tomber aussi, car c’est là mon style

Je redoutais le moment où cela arriverait (4 chutes sans aucune gravité sur les 34km de l’Hivernatrail). J’avais pourtant essayé de conscientiser cette phase où le corps fatigué perd la précision de ses mouvements, quand la patte se traîne presqu’imperceptiblement, et où la moindre rencontre du bout du pied nous rapproche de l’abîme, et nous ramène, une fois de plus, à l’humilité.

Je n’étais pas loin du 20éme, en train de me dire ouf c’est dur (comme sur la majeure partie de la course), dans une trace de sanglier saillie dans les chênes kermesse, plate, qui ne présentait donc d’autre difficulté que de mettre un pied devant l’autre.

Le pied gauche qui bute sur l’arrête d’une pierre à moitié enterrée, et me voila pleine face dans les feuilles épineuses, et le genou percute une lame émoussée.

Je me serais bien relevée en faisant genre style de rien, tout va bien, comme quand on se prend une pelle à vélo sur la place de la Comédie devant les terrasses des cafés (pleines), et qu’on espère de toutes ses forces que l’on n'existe pas, plus, enfin qu’on n’est pas là. Ou que ce n’est pas nous.

On veut la solitude

 La gardiole

Mais le trail est une pratique de la fraternité, qui implique le souci du bien être de l’autre (enfin, j’aime à le croire, et des exemples appuient ma thèse). Pour preuve, un peu plus tôt, ce jeune homme qui arrête son élan pour ramasser le buff d’une coureuse décoiffée.

Aussi, le gentleman orange (couleur de sa tenue) qui m’emboitait le pas depuis un moment m’a t’il ramassée (littéralement) de par terre, s’enquérant de ma santé, de mon intégrité. Et moi de minimiser la situation, le genou déchiré, le collant (déjà troué en 2010 sur le trail de Pignan) béant, le bout de chair pendouillant, désormais munie d’une genouillère écarlate. Intérieurement l’on check l’état de la mécanique: je peux poser le pied, j’ose une foulée, ça tient, allez, on repart, on verra bien plus tard.

Car même si je ne suis pas pressée, il ne faut pas pour autant perdre de temps.

Merci la vie, merci les hommes orange, oh p**t** j’en chie, faudrait que j’arrête le pétard du soir et le pinard, et que je fasse du fractionné.

(si vous n’avez pas pris de résolution du nouvel an, mettez vous au trail)

Vient donc la partie finale, “roulante” (j’adore ce terme du jargon du coureur), on se dit qu’on a fait le plus dur, et qu’il n’y a qu’à se laisser aller jusqu’à l’arche gonflable de l’arrivée.

Que nenni.

Car s’il en est terminé des côtes verticales et des sillons à chèvre, il faut pourtant s’enquiller une dizaine de kilomètres sur les pistes que j’ai déjà évoquées, des sentiers caillouteux, et enfin, du bitume! Horreur! Des trottoirs à n’en plus finir, des giratoires, des rues. Beurk beurk beurk.

Je me demande d’ailleurs pourquoi tant de haine? Pourquoi atténuer le plaisir immense d’avoir conquis la sauvagerie de la Gardiole par une fin de parcours si … urbaine ?

La réponse est sur la plage!

L’arrivée advient sur la rive de l’étang de Thau, qui sous le soleil révèle la limpidité de son eau. Et si l’on n’est plus suffisamment alerte pour que cette vue provoque le shoot de dopamine espéré, j’ai tout de même eu droit au comité d’acceuil de rêve de toute femme-mère qui se respecte, les “allez chérie” de mon bien aimé, et les “vas y maman”  de ma progéniture adulée. Que demander de plus ?

Un concert de cornemuse par des musiciens en kilt ?

Allez, vendu !

(si si, c’est vrai)

Annette des champs

24/11/2013

L’Hérault trail : 73km

Hérault Trail

 

Voici une interview de Pierre Toussaint, organisateur du FestaTrail qui nous parle de la nouveauté 2014 : l’Hérault Trail, un trail long de 73km pour 3500D+.

 

L’interview :

Salut Pierre,

je te propose une petite interview pour mettre en valeur cette nouvelle course.

Peux tu me parler du parcours, est ce le même que la fin de l'ultra draille ?

Presque. Le départ se fait de Saint-Jean-de-Buèges. De là, on rejoint Pégairolles-de-Buèges par la vallée. C'est à Pégairolles-de-Buèges qu'on rejoint le parcours de l'Ultra Draille. La première difficulté sera donc le Peyre Martine.

Pourquoi avoir rajouté ce format, il y avait de la demande, besoin de toucher un publique plus large ou l'ultra draille fait encore trop peur ?

Nous avons décidé de rajouter ce format car beaucoup de coureurs nous disaient qu'il manquait une distance intermédiaire pour passer de la distance marathon à l'Ultra Draille. Nous nous sommes penchés sur le côté faisabilité et avons décidé de le caler le samedi, ce qui nous permet à l'Ultra Draille et à l'Hérault Trail de mutualiser leurs bénévoles et de donner plus de spectacle au coeur des territoires traverser.

Du haut de Peyre Martine

Quel est selon toi la plus belle partie du parcours ?

J'aime particulièrement la portion "Coupette - Roc Blanc" qui se court en crête, avec une alternance de dalles et de trous qui rendent ce parcours sinueux hyper ludique.

La fameuse crête de Roc Blanc

L'an dernier Oscar Perez est venu remporter l'ultra draille, il y aura des stars sur cette course ?

Nous n'avons pas de politique de recherche de stars. Pour prendre l'exemple d'Oscar, il est venu avec son épouse afin de nous rendre visite, par amitié. Bien entendu nous les avons invité, mais l'initiative vient d'Oscar. Il en était de même pour Vincent Delebarre, Sébastien Talotti, Emmanuel Ripoche, Thomas Bohne, Martine Volay… J'ai déjà quelques souhaits de présence d'athlètes de haut niveau. Nous communiquerons leurs noms lorsque ce sera sûr.

La combe pluvieuse

Le nom de la course fait directement référence à la région c'est important pour toi ?

Elle fait référence au département. Oui, c'est important. A travers notre manifestation, nous souhaitons promouvoir ses richesses patrimoniales, ses savoir-faire, sa qualité de vie. "Hérault" permet de situer immédiatement la course dans le paysage géographique français.

Gorges du Lamalou 30km avant la fin

Est ce qu'il y aura des recos d'organisées ?

Nous y réfléchissons.

Un pronostique sur le temps du 1er ?

Chez nous, le climat peut faire fluctuer nettement les performances. Un 7-8 heures est envisageable.

Pourquoi un coureur devrait venir faire l'Herault trail plutôt qu'une autre course en France ?

Toutes les courses sont à faire, pas plus l'Hérault Trail qu'une autre. Simplement, l'Hérault Trail, comme toutes les courses du Festa Trail sont atypiques. Elles sont le reflet de notre territoire méditerranéen, plein de caractère, surprenant, Inattendu, et qui à coup sûr ne laissera pas insensible les visiteurs. En quelques minutes, on change d'influence climatique et d'ambiance, du Larzac aux Cévennes, des garrigues aux forêts tropicales, des vignobles aux estives. Lorsqu'on vient sur le Festa Trail, on vient découvrir un territoire unique classé Patrimoine Mondial de l'UNESCO et classé en zone Natura 2000, avec un oeil au Nord sur le Parc National des Cévennes et au Sud sur la Mer Méditerranée. What else ?

Le festa trail c'est un nombre impressionnant de course un peu comme sur les templiers, y a t'il un chalenge par équipe sur les différentes course ?

Non pas encore. Mais c'est à réfléchir pour les années suivantes.

Merci Pierre :)

Merci David ;-)

Une vidéo représentant le début du parcours avec L’ascension de Peyre Martine au départ de Pégairolle de Buège.

L’Hérault Trail partira le samedi 19 mai à 9h de Saint Jean de Buèges, les inscriptions sont déjà ouvertes sur le site du festatrail.

19/10/2013

Marathon de Montpellier en relais : 1ère compétition post partum

Marathon de Montpellier en relais

Dimanche dernier j’ai participé au marathon de Montpellier en relais, suite à une proposition de Anne peu après la naissance d’Arhtur, j’ai accepté volontiers histoire de me remettre le pieds à l’étrier.

Même si la route n’est plus mon terrain de prédilection j’y ai trouvé une motivation, rechausser mes vibrams five fingers et faire les entrainements pieds nus. Ainsi courir sur route me parait moins soporifique même si le plaisir est tout de même moins grand que la course en nature j’ai réussi à trouver une certain satisfaction à refouler l’asphalte.

Foutu rhinopharyngite

2 jours avant la compétions je choppe une Rhino bien carabinée, le sommeil était déjà léger avec Arthur mais la c’est l’horreur. Nez bouché, beaucoup de mal à respirer et gorge héritée c’est la fête. C’est donc sans prétention que je me rends sur le marathon dimanche matin juste pour honorer ma place dans l’équipe, je suis ultra couvert car la veille il faisait bien froid. Arrivé sur le stade Philipidès je me rends compte qu’il fait bien plus chaud que la veille et j’enlève donc mes couches au fur et à mesure de mon échauffement.

Je suis le 3ème relayeur et je dois courir la plus longue distance 11km.

3,2,1 c’est parti

Five fingers

Je me place sur la piste pour attendre mon relais à 10h35, Anne me demande plusieurs si je suis parti mais il semble que les temps de passage ont été un peu optimiste et c’est vers 10h55 que je pars. Je me calle sur un rythme à 3”50 au kilo, je sais que c’est un peu rapide vu mon état mais tant pis on verra bien ce qu’il se passera. J’ai quand même beaucoup de mal à respirer même si la course me débouche pas mal le nez. Je trouve ça dure pour les marathonien de se faire doubler par des gens qui vont beaucoup plus vite qu’eux mais tant pis je fonce. Vers le 8ème kilomètre je commence à ralentir pas mal la cadence, je sens que je ne suis vraiment pas en forme et je me dis que je ne pourrai pas faire le relais suivant avec Anne. Stéphanie sur le bord de la route m’encourage ça me rebooste un temps mais la cadence réduit jusqu’à tomber à 4”15 au kilo mon allure marathon, sniff sniff. Au passage les fivefingers ne me dérange pas et sont très à l’aise, rien à signaler de ce côté la, ça fait juste rire les autres coureurs Sourire

Five fingers aux marathon de Montpellier

J’arrive enfin à mon relais au bout de 45min pour 11km et transmet la puce à Anne, je la lâche au bout de 500m.

Anne tous sourrires

Nous terminerons sur la place de la Comédie tous ensemble, je croiserai alors 2 bloggers du coin :

runmygeek

 

J’avais dans l’idée avant de faire le 20km de Montpellier en Novembre mais courir sur route c’est devenu trop chiant pour moi, même en five fingers je n’éprouve que très peu de plaisir dans cette monotonie urbaine. Je préfère mes sortie en garrigue où le but est d’aller sur un chouette endroit plustôt que de se caller à une allure les yeux rivés sur la montre.

Merci en tout cas aux Keep Cool, une chouette équipe qui ne se prend pas la tête exactement ce qu’il me fallait pour faire ce relais, on remet ça l’an prochain :

Mon move : http://www.movescount.com/moves/move19845802, le chrono est arrêté un peu après le relais quand je rejoins la zone d’arrivée

03/10/2013

Prochain trail : l’hivernatrail

Hivernatrail

Histoire de bien remettre le pied à l’étrier sans trop prendre de risque non plus je me suis inscrits sur le 34km de l’hivernatrail. Le parcours a l’air très roulant, remarque avec 1200D+ ça semble normal, du coup il va falloir retravailler un peu la vitesse chose que je n’ai pas du tout fait cette année. L’ambiance a l’air top dans la continuité des trails que j’ai pu faire en Languedoc Roussillon cette année. Si vous voulez vous inscrire il ne reste que très peu de place sur le 34, le 17km est quant à lui complet.

Le site de l’épreuve

Une petite vidéo de l’épreuve réalisé par URW :

Et pendant ce temps la

Avant ce trail je participe comme l’an dernier au marathon de Montpellier en relais, l’occasion pour moi de sortir les fivefingers voir de le faire pieds nus, je ne sais pas encore. Pour le moment mes sorties pieds nus se limite à 3km au delà des ampoules apparaissent donc je continue en fivefingers les sorties sur route.

Je varie avec un peu de VTT par chez moi, mais qu’est ce que c’est dur, autant mes terrains d’entrainements très techniques sont un régal en courant autant en VTT ils sont plus qu’exigeant.

VTT hérault

J’ai également pu me faire plaisir la semaine dernière sur St Guilhem :

Saint Guilhem le Désert

La encore la sortie était loin d’être évidente, Arthur nous entrainent vraiment à faire des micro sieste et nous prépare pour des ultras bien plus long Sourire. Bref à 3 semaine post naissance la vie reprend son courts tout doucement et c’est tant mieux.

 
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