07/03/2013

Trail aux étoiles le récit

Trail aux étoiles le récit

Mon premier trail long de l’année, pas beaucoup de préparation encore, pas dans les meilleurs conditions la semaine qui précède mais j’ai réussi à m’en sortir et à prendre beaucoup de plaisir une nouvelle fois.

Départ midi

Je dois bien avouer que je n’ai failli pas partciper à ce trail qui me faisait pourtant très envie, la faute à un projet mal ficèle au boulot qui m’oblige avec mes collègues à rester jusqu’à 23h au taff, quand on a prévu de se coucher à 21h ça le fait moyen. De plus un début de TFL toujours au genoux gauche la semaine dernière m’inquiète au plus haut point. Mais le lendemain, pas moyen qu’un commercial gâche mon week end, alors à 9h du matin je m’enfile une assiette de pâtes. Juste avant de partir je reçois un colis de Columbia, chouette du nouveau matos à tester, je peux directement l’emmener car il s’agit d’un tee shirt technique Columbia Coolest cool avec une technologie réfrigérante grâce à la transpiration. Et une superbe veste coupe vente imperméable et très légère Columbia Trail Drier.

Columbia Trail Drier

Je pars seul au Vigan, ma chérie doit rester à la maison. J’y retrouve Jérémy d’Okidosport qui s’alignera sur le trail de l’oignon doux et Pierre Toussaint organisateur du Festatrail

C’est la dixième édition du trail aux étoiles et l’évènement change de nom pour s’appeler le Céven’Trail. Pour l’occasion il y a du gratin du trail français : Antoine Guillon, Corinne Favre, Sylvaine Cussot (la grenouille montante d’i-run.fr.

Après avoir acheté quelques journey bar chez Jérémy, je prépare mes affaires et me dirige vers la salle pour les consignes de course.

Trail aux étoiles

C’est un orchestre de samba qui nous emmène ensuite sur la ligne de départ en traversant le Vigan, le cortège est joyeux mais les percussions donnent instant épique à l’évènement.

Je suis très ému au départ, le boom boom, la foule, le fait d’être sur un trail long, je sais ce qui m’attends pour avoir fait la reco cet été. Mais surtout je pense à ma femme et au petit être qui est entrain de grandir en elle.

Départ trails aux étoiles au Vigan

Jusqu’à l’Arboux tu iras tranquillou

C’est parti, ça rigole, ça plaisante tant que nous sommes sur le plat, ici contrairement aux trails court qui ressemblent de plus en plus à de la course sur route ça ne joue pas des coudes.

1ère bosse du trail aux étoiles

Je prends mon rythme sans jamais me mettre dans le rouge, la première bosse s’avale sans difficulté, certain poussent pourtant déjà la machine alors que nous n’avons fait que 5km /400D+. Les paysages sont toujours aussi beau, parfois on a l’impression d’être au Népal avec les cultures en terrasse. On attaque ensuite la descente, elle est un peu technique il faut donc rester très vigilant, les quadris sont encore très répondant ça passe tout seul.

Presqu'à l'Arboux

Juste avant l’Arboux, c’est le son des cloches qui nous accueillent, sympa les supporters on se croirait dans les Alpes. A ce moment je sais qu’on va attaquer le gros morceau et qu’il ne faudra pas tout donner. J’en profite pour manger un peu, depuis le début je bois régulièrement, tout va bien. Il reste 50km et 2400D+.

Grimpette à la Toureille

image

Le point culminant de la course nous nargue pendant de nombreux kilomètres, le dernier souvenir de lui que j’ai c’est des rapaces qui tournaient au dessus de ma tête sous 40°C. Aujourd’hui ça sera différent, il fait beau mais on reste en hiver. Je sors les bâtons pour m’assister et soulager un peu les mollets, l’objectif reste de ne pas laisser trop d’énergie dans cette partie. Après 15km et pas loin de 1000D+ on arrive au pied de la Toureille, la tour de guet nous attends la haut après 3km et 600D+ on est dans les standards du kilomètre vertical à cet endroit. Je me cale sur un coureur et on entame la discute pour passer la montée, il est de la région et prépare le Grand Raid. Je lui donne les infos sur le parcours. Et en moins de temps qu’il faut pour le dire on approche du sommet. La neige nous accueille, c’est très agréable car il fait chaud mais on reste au frais. Il faut faire attention par contre car on évolue sur une pente que nous traversons à flan et la glissade peut vite arriver.

Neige sur la toureille au trail aux étoiles

Au sommet je prends mon compère d’ascension en photo et le laisse partir le temps de manger un bout et de faire une pause pipi. C’est pas le Mont Aigoual mais on domine quand même bien les Cévennes :

image

Descente à Aulas et le point de non retour

Je sais qu’il y a un ravito dans 3km alors je ne traine pas trop et j’entame les 10km de descente. Il y a encore de la neige sur cette partie alors je fais comme indiqué sur les panneau je joue la prudence. ça passe tout de même vite et j’arrive au refuge, ma gourde d’isostar power tab est vide j’en profite pour mettre un mélange coca/eau à l’intérieur, je me recharge bien : tartine de paté, banane, chocolat, fruits sec. Cette fois hors de question d’avoir une baisse de régime à cause de l’alimentation alors je charge bien la mule. J’ai retrouvé mon collègue qui passe donc un peu plus de temps que moi au ravito, il repart juste avant moi.

Je repars également, je trouve la descente pas super agréable, elle demande pas mal de concentration mais je me dis que c’est rien comparé à ce que l’on va manger avec Stéphane pendant l’Ultra Draille. Cette partie est parfois longue tout de même sur les moments de plat, je rattrape quelques coureurs au passage.

Trail aux étoiles : Aulas

J’arrive sur Aulas, vu l’état de la machine je sais que j’irai au bout, on est à la mi course : 30km et 1500D+. J’ai une pensée pour ma chérie, l’été dernier c’est la que je l’avais retrouvé pour mon unique ravito du off, la course est quand même plus facile malgré le manque d’entrainement.

Je me recharge encore bien sur ce ravito, et une fois de plus je retrouve mon collègue décidément on est bien caller.

Sur une autre planète à Mars

L’ascension jusqu’à Mars se fait tranquillement, la fatigue de la veille commence à se faire sentir mais je m’accroche, je reste callé dans un petit groupe. Les quadris dans la descente commence à piquer. On arrive sur Mars, je sais que la montée derrière est la dernière grosse difficulté. Je rejoins donc mon collègue d’ascension. Et on repart sur le même mode discussion / grimpette. Je passe également le cerveau en mode ultra trail / pilotage automatique ce qui me provoque un vrai sentiment de plénitude. Tout est à sa place le corps, l’esprit, c’est exactement ça que je suis venu chercher.

Trail aux étoiles

Le long peut provoquer un vrai lâcher prise sur le monde, ce sentiment je ne le retrouve que sur ce genre de coure et ça me fait un bien fou. Je pense à ma femme, à notre bébé qui arrive, l’ultra c’est ça, l’esprit qui sort du corps et qui prend de la hauteur sur notre quotidien, ma vie est fantastique est c’est le moment de la contempler d’un peu plus loin. Je crois que ce que je viens chercher sur ce genre d’épreuve c’est vraiment quelque chose de mental et non physique.

C’était la partie philosophique de l’article.

Dans la descente mon collègue me lâche, on arrive au 40ème km et 2200D+, la j’ai mon coup de mou, je ralenti, je profite du coucher de soleil, je sors une journey bar pizza. Pour rebooster, je sors mon téléphone et lis tous les commentaires sur facebook pour m’encourage, ma chérie m’a envoyé beaucoup de SMS et MMS, il n’en faut pas plus pour me regonfler à bloc.

Trail aux étoiles la nuit arrive

J’enfile, ma veste et ma frontale et je termine la descente avec un second souffle.

Dernier ravito, c’est l’heure du bouillon et du pâté, mais je traine pas j’ai envie de finir il ne reste que 12km et une bonne bosse.

L’Italienne mène le train

Je me calle alors sur un couple d’Italiens, la femme est plus que remontée et mène bon train dans la montée, on va vite et c’est tant mieux je m’accroche.

Trail aux étoiles

Deux autres coureurs prennent le wagons en marche, notre petit train de nuit remonte alors pas mal de concurrents.

La descente qui suit est assez technique mais l’Italienne envoie et fera d’ailleurs quelque chutes mais relancera toujours. On arrive ensuite sur du plat, la j’ai un peu plus de mal et le petit groupe s’éloigne à 200m. Je pense encore à ma femme et à notre bébé, ALLER DV bouge toi les fesses !!! Bon je me fais un peu violence et je raccroche.

Nous arrivons au Vigan, ça sent bon la fin, l’un des coureurs me demande si on ne s’ai pas déjà vu, je ne me rappelle pas, je lui dis que je tiens un blog, il me dit que c’est ça que mon récit du Off du trail aux étoiles lui à bien servi. J’ai de nouveau un peu de jus mais je décide de terminer avec lui. Nous bouclons le parcours en 8h38 à la 96ème place.

Il y a eu presque 100 abandons sur la course sur les 300 inscrits.

Merci aux organisateurs et bénévoles c’était vraiment une chouette course.

Je ne suis pas encore prêt pour l’ultra draille mais c’est normal il reste un peu moins de 3 mois maintenant pour y arriver.

Vidéo du trail aux étoiles

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