28/05/2014

10 conseils pour rater un utra

Le 17 mai j’ai pris le départ de l’Hérault trail et ça ne s’est pas passé comme je le souhaitais, voici 10 conseils à ne pas suivre lorsque vous partez sur un ultra. On a beau le savoir, mais on le fait quand même et on plante bien sa course. Cette course m’a permis de vraiment faire le point sur la où j’en suis en ultra, si je veux boucler le 100 miles sud de France en octobre il faut que je mette les bouchées double. Cet échec est donc très positif pour moi et a gonflé mon mental pour améliorer mes entrainements.

1 - Ne pas suffisamment s’entrainer

C’est tout bête mais pour faire de l’ultra il faut un minimum de kilométrage, enfin surtout des sorties très longues que ce soit en rando ou en courant le but est de préparer son mental. Donc si depuis 1 an on a pas dépassé les 2h15 d’effort, partir sur plus de 10h de course ça devient compliqué au niveau mental.

2 – Avoir un entrainement inadapté

Courir vite pendant ses entrainements c’est rigolo, sentir le vent en dévalent les monotraces à fond la caisse c’est grisant, mais sur un ultra il faut ménager sa monture et donc s’y préparer.

3 – Ne pas s’entrainer à manger

J’étais tout content de dire à ma femme que je faisais mes sortis de 2h15 sans avoir faim et donc sans manger, sauf que sur un ultra au bout de 3h de course, si on a rien mangé et qu’on commence à avoir faim c’est trop tard, impossible d’avaler quoique ce soit. Je reprends donc l’entrainement en me forçant à manger quelque chose toutes les heures, faim ou pas faim.

4 – Partir trop vite

Je suis parti beaucoup trop vite sur cette course, avec des moments à 14 voir 15km/h, Virginie a eu peur quand elle m’a vu dans le top 10 à Pégairolles de Buèges et elle avait raison. Ceci est une conséquence de mon entrainement inadapté, j’allais vite mais pour moi ça n’était pas le cas j’étais plus que bien niveau cardio et souffle.

Hérault Trail

5 – Ne pas être à sa place

Quand j’ai vu que la première féminine me rattrapait dans la descente de Saint Jean de Buèges, je l’ai accroché, je trouvais qu’elle descendait sacrément bien. J’ai regardé le palmarès après la course : 3ème à la CCC, 2ème à l’Eco trail, bon on ne jouait pas dans la même court.

6 – Manquer de muscle

En descente j’ai clairement senti que niveau abdo ça n’était pas ça et du coup j’ai forcé sur ma ceinture abdominale.

7 – Se choper une insolation

Bon la pour le coup, je ne vois pas trop ce que j’aurai pu faire j’ai bu relativement correctement, 4L en 5h30, il faisait 28°C à l’ombre. Je pense que mon surrégime à provoqué cela, du coup j’ai eu le droit à des vomissements et du chaud froid ce qui m’a poussé à arrêter, je n’ai pas voulu prendre de risque.

8 – Ne pas se visualiser entrain de passer la ligne d’arrivée

Je me vois entrain de passer la ligne à chaque avant course et pendant la course mais pas la. Du coup le mental n’ayant pas cette image a beaucoup de mal à savoir pourquoi il court.

9 – C’est pas parque tu as déjà couru plus que tu peux courir moins

L’an dernier j’avais bouclé l’ultra draille, du coup mentalement tu te dis que 73km c’est une petite course et paff tu te la prends dans la gueule.

10 – C’est pas parce que c’est chez toi que c’est facile

La encore gros excès de confiance, le FestaTrail c’est chez moi, je connais le moindre cailloux ça ne retire pas les kilomètres à réaliser pour autant.

Hérault trail

Bref pour résumer, je suis parti beaucoup trop vite, TOP 10 au 7ème kilomètre. Dans la montée de Peyre Martine, j’ai senti que je n’avais pas les jambes, j’ai monté cette côte des dizaines de fois et la ça ne se passait pas comme d’habitude. J’ai commencé à me faire reprendre après la côte, dans la descente vers Saint Jean j’ai repris du poil de la bête en m’accrochant à la 1ère féminine. A Saint Jean j’ai refait le plein d’eau et mangé 3 cacahuètes.

Dans l’une de mes gourdes j’ai mis de l’eau pétillante et du coup au bout d’1 km et un long geyser continue j’avais presque perdu la moitié de ma gourde. La montée vers roc blanc a été terrible, personne n’avançait, la première féminine s’arrête devant moi sous l’un des rares coins d’ombre, j’aurai du faire de même car elle me double 1km plus loin alors que c’est moi qui suit arrêté à l’ombre.

Je commence à avoir des vertiges, j’essaie de manger mais ça ne passe pas du tout. Je vomis un peu plus loin, j’appelle Virginie pour lui dire que ça ne vas pas et que je pense arrêter à Brissac dans 12km. Je n’ai plus d’eau et Roc Blanc est encore à 30 min, je tiens jusque la. C’est pas la grosse forme mais le vent et le ravitaillement me permettent de repartir en courant jusqu’à Brissac avec des épisodes de marche. Je stoppe à Brissac, je ne me voyais pas encore dans au moins 5h de galère et être mal ensuite tout le week end voir finir chez les pompiers.

Merci aux organisateurs et bénévoles pour cet évènement hors normes, je reviens l’an prochain et je termine la course sur laquelle je serai engagée.

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